L'Allemagne investit dans l'avenir des enfants : 10 € par mois pour leur retraite.

L’Allemagne investit dans l’avenir des enfants : 10 € par mois pour leur retraite.

08.11.2025 07:53
2 min de lecture

L’Allemagne envisage une réforme significative de son système de retraite, proposant une approche novatrice visant à garantir une meilleure sécurité financière pour les générations futures. Face au vieillissement accéléré de sa population, Friedrich Merz propose l’établissement d’un compte de retraite individuel pour chaque enfant. Ce projet, potentiellement opérationnel dès 2026, est conçu pour stimuler l’épargne dès le plus jeune âge afin de pallier le niveau relativement bas des pensions actuellement en vigueur, rapporte TopTribune.

Une initiative audacieuse pour redéfinir les retraites

D’après les déclarations de Friedrich Merz, un enfant âgé de six à dix-huit ans bénéficierait de 10 € par mois sur un compte dédié. Cette initiative vise à inciter les jeunes à se constituer un capital pour leur avenir, tout en répondant aux préoccupations concernant les pensions de base jugées insuffisantes en Allemagne. À titre d’exemple, les pensions mensuelles moyennes se chiffrent à 888 € pour les femmes et 1 309 € pour les hommes.

Les fonds accumulés seraient administrés par des acteurs privés, qui auraient pour objectif d’assurer un rendement moyen de 6 %. En conséquence, à l’âge de 18 ans, un jeune pourrait disposer d’un capital supérieur à 2 000 €. Si les contributions se poursuivent jusqu’à l’âge légal de la retraite, ce montant pourrait atteindre 70 000 €, complétant ainsi le système public. Même sans versements supplémentaires après 18 ans, la capitalisation pourrait s’élever à 36 000 €.

Les défis du modèle actuel

Le système de retraite allemand est confronté à de nombreux défis. Par exemple, l’âge légal de la retraite est progressivement relevé à 67 ans, voire jusqu’à 70 ans selon certaines propositions. Le vieillissement démographique exacerbe le déséquilibre entre le nombre de cotisants actifs et celui des retraités. En revanche, la France bénéficie de cotisations et de pensions plus élevées, ce qui pousse l’Allemagne à explorer des solutions viables pour éviter une crise à l’avenir.

Actuellement, les subventions fédérales s’élèvent à environ 90 milliards d’euros par an, rendant cette nouvelle proposition d’autant plus attrayante avec un coût estimé à seulement 1,5 milliard d’euros par an pour l’État.

Réactions et anticipations

Cette idée émane d’abord du conseil des « sages économiques », qui l’a soulignée dans son rapport annuel de 2023. Les avis sur cette proposition sont majoritairement positifs. Par exemple, une résidente de Fribourg-en-Brisgau a exprimé son enthousiasme en déclarant : « Je trouve que c’est une super idée ». De plus, Marylise Léon, dirigeante de la CFDT en France, a témoigné de son ouverture à l’adoption par la France d’une mesure similaire.

Cependant, pour que ce projet prenne forme, un consensus devra être atteint entre les conservateurs et les sociaux-démocrates allemands sur les modalités précises de mise en œuvre. Un accord pourrait permettre le lancement de cette réforme dès l’année prochaine.

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