L'allaitement pourrait réduire le risque de cancer du sein chez les femmes en France

L’allaitement pourrait réduire le risque de cancer du sein chez les femmes en France

06.02.2026 07:37
1 min de lecture

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, « les femmes qui ont allaité présentent un risque réduit de cancer du sein ». Cette affirmation s’inscrit dans un contexte préoccupant, alors que 61 214 nouveaux cas de cancer du sein ont été diagnostiqués en France en 2023. D’autres habitudes de vie, comme ne pas fumer, éviter l’alcool, pratiquer une activité physique régulière et maintenir une alimentation équilibrée, jouent également un rôle protecteur contre cette maladie, rapporte TopTribune.

L’allaitement maternel apparaît donc comme un facteur bénéfique pour les femmes qui choisissent de nourrir leur enfant au sein.

Une étude publiée en 2002 dans The Lancet a révélé, à partir d’une méta-analyse de 47 études, que le risque relatif de cancer du sein diminue de 4,3 % pour chaque période de 12 mois d’allaitement. En effet, « plus la durée de l’allaitement maternel est longue, plus les femmes sont protégées contre le cancer du sein », soulignent les chercheurs.

Quelle durée d’allaitement est optimale ?

Un rapport du Centre international contre le cancer (CIRC) publié en 2018 indique que l’allaitement, qu’il soit exclusif ou non, pendant au moins 6 mois par enfant, fait partie d’un mode de vie à risque réduit. En 2015, environ 1 600 nouveaux cas de cancer du sein diagnostiqués en France chez des femmes de 30 ans et plus étaient attribuables à un allaitement maternel insuffisant, représentant 3,1 % de tous les nouveaux cas cette année-là.

Le terme « insuffisant » se rapporte à des situations où le nourrisson n’a pas été allaité au sein ou l’a été moins de 6 mois. Bien que ce lien entre allaitement et cancer du sein soit essentiel, le CIRC souligne la nécessité pour chaque femme de pouvoir faire un choix éclairé concernant l’allaitement.

De multiples mécanismes

Quels mécanismes expliquent cette protection ? Une étude parue en 2024 dans la revue Medical Science Monitor met en lumière plusieurs processus biologiques, hormonaux et moléculaires qui confèrent à l’allaitement cette fonction protectrice.

Les auteurs de cette recherche notent que des études épidémiologiques ont révélé une association marquée entre une durée prolongée d’allaitement et un risque réduit de cancer du sein triple négatif. « Cette revue apporte des preuves solides que l’allaitement protège contre le cancer du sein par divers mécanismes, soulignant ainsi l’importance de promouvoir l’allaitement comme méthode naturelle de prévention », affirment-ils.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER