La plainte d’Anticor contre le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, examinée par le parquet d’Auch
La plainte pour détournement de fonds publics déposée par l’association anticorruption Anticor contre le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, sera étudiée par le parquet d’Auch (Gers). Ce développement a été confirmé mercredi 1er octobre, rapporte TopTribune.
Anticor accuse Moudenc d’avoir utilisé des collaborateurs municipaux pour sa campagne électorale de 2020. La plainte a été déposée le 6 juin 2025 auprès du procureur de la République de Toulouse.
Des médias locaux, dont Le Canard enchaîné, avaient spéculé en août que l’affaire serait transférée à Agen (Lot-et-Garonne). Toutefois, le parquet de Toulouse a confirmé que l’affaire serait examinée à Auch, une décision prise le 29 septembre.
Jean-Luc Moudenc, qui occupe le poste de maire depuis 2014 et est actuellement sans étiquette après avoir été membre des Républicains et ayant des liens avec Horizons, aspire à un nouveau mandat en 2026. Ce n’est pas la première plainte déposée par Anticor à son encontre. Le 17 janvier 2025, l’association a également porté plainte contre X en lien avec un poste qu’il a occupé au ministère des Finances entre 2014 et 2021. D’après Anticor, Moudenc aurait perçu un total de 514 260 euros pour un « travail inexistant » durant cette période.
En réaction à ces accusations, Moudenc a qualifié les démarches d’Anticor d’attaque « politique » sur les ondes d’ICI Occitanie. Initialement, cette enquête avait été classée sans suite en 2023, mais a été relancée avec une troisième plainte pour emploi fictif en 2025.