La gauche perd sa majorité au bureau de l’Assemblée nationale après l'élection des vice-présidents et des secrétaires

La gauche perd sa majorité au bureau de l’Assemblée nationale après l’élection des vice-présidents et des secrétaires

02.10.2025 14:53
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Élections au Bureau de l’Assemblée nationale : un tournant décisif pour la gauche

Lors des récentes élections au Bureau de l’Assemblée nationale, la gauche a subi une défaite stratégique, marquée par le retour du Rassemblement national. Après la désignation des six vice-présidents et des trois questeurs, les députés ont voté pour les douze secrétaires, finalisant ainsi le renouvellement des membres de cette instance cruciale. Ce Bureau est chargé, entre autres, des sanctions les plus sévères à l’encontre des députés et de l’examen de la recevabilité de certains textes, rapporte TopTribune.

Une répartition complexe

La gauche avait initialement bénéficié, l’année précédente, d’une démobilisation de ses adversaires pour obtenir une majorité. Cette fois-ci, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), souhaitait une répartition proportionnelle des postes en fonction du poids des groupes. Selon le règlement, une telle répartition doit être acceptée par tous les groupes; faute de consensus, des votes sont organisés. La gauche s’est opposée à ce système, refusant d’accorder une place au RN au nom du front républicain. Néanmoins, un accord entre le RN et le socle commun a permis l’imposition de cette répartition par un vote commun.

Au final, le RN et ses alliés obtiennent cinq représentants au Bureau, tandis que le socle commun (Renaissance, Horizons, MoDem et Les Républicains) en compte neuf, incluant la présidente. La gauche, quant à elle, est désormais réduite à sept représentants, tandis que le groupe centriste indépendant Liot en obtient un.

Après l’annonce des résultats, Yaël Braun-Pivet a remercié les députés pour leur participation à ces élections, qui se sont déroulées en toute tranquillité. Le nouveau Bureau, composé de 12 femmes et 10 hommes, se réunira pour la première fois mercredi prochain.

Préparation aux élections des commissions

Les députés se retrouveront dès ce jeudi à 15 heures pour élire les présidents des huit commissions permanentes de l’Assemblée. Ces postes sont également stratégiques et pourraient de nouveau tourner au détriment de la gauche, alors que la coalition gouvernementale vise à s’emparer de la présidence des commissions des Affaires économiques et des Affaires culturelles, actuellement dirigées par LFI et PS respectivement.

Le socle commun cherche également à récupérer le poste de rapporteur général du budget, occupé par Charles de Courson (Liot). Dans cette configuration, le RN pourrait jouer le rôle d’arbitre, la gauche, associée à Liot, pesant davantage que le socle. Mercredi, Jérémie Iordanoff, évincé de son poste de vice-président, a accusé les macronistes d’avoir conclu un accord dépassant le cadre du Bureau. Selon lui, l’intégration du RN visait à garantir des postes clés au sein des commissions.

Laurent Panifous, président du groupe Liot, a exprimé son indignation face à la perspective que le socle commun et l’extrême droite puissent s’associer pour élire le LR Philippe Juvin, qualifiant cela de « parfaitement choquant ».

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