La France insoumise face à la pression pour gérer le cas de Raphaël Arnault suite à l'enquête sur la mort de Quentin Deranque

La France insoumise face à la pression pour gérer le cas de Raphaël Arnault suite à l’enquête sur la mort de Quentin Deranque

18.02.2026 17:37
2 min de lecture

Affaire Raphaël Arnault : La France insoumise sous pression après l’interpellation de deux assistants parlementaires

Le député LFI du Vaucluse, Raphaël Arnault, se retrouve au cœur d’une tempête politique alors que deux de ses assistants parlementaires ont été interpellés dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque. Cette situation fragilise le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, rappelant des affaires précédentes, notamment celle d’Adrien Quatennens, rapporte TopTribune.

Les critiques s’intensifient à l’égard de La France insoumise. Ce mercredi 18 février, les adversaires politiques du mouvement de Mélenchon profitent de l’occasion pour accentuer la pression sur le parti de gauche radicale. François-Xavier Bellamy, dans une intervention sur franceinfo, a dénoncé un climat de violence et a questionné : « Est-ce que La France insoumise va exclure Raphaël Arnault ? »

De son côté, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a appelé à une prise de responsabilité au sein de LFI : « La France insoumise doit faire le ménage dans ses rangs ». Elle a exhorté Mathilde Panot à exclure Arnault temporairement pour envoyer un message clair contre la violence.

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a également réagi, déclarant : « Raphaël Arnault n’a pas sa place à l’Assemblée nationale. Il devrait avoir l’honneur et la décence de quitter ses fonctions ». Les tensions sont palpables et certains membres du camp macroniste estiment qu’une clarification s’impose pour préserver l’image de LFI.

Le Parti socialiste a rappelé qu’il avait déjà exprimé des réticences à l’égard d’Arnault lors des dernières élections. Laurent Baumel, député PS, a noté : « On avait senti que ce profil était problématique. »

Pour l’instant, La France insoumise maintient son soutien envers Arnault. Manuel Bompard, coordinateur du mouvement, a affirmé : « Il n’est absolument pas question d’écarter Raphaël Arnault. » Il a en outre critiqué les appels à la démission provenant de la droite.

Les députés LFI ont préféré garder le silence lors de la séance de questions au gouvernement, évitant ainsi d’aggraver la situation délicate. Arnault lui-même demeure absent de l’Assemblée depuis lundi, coupant tout lien avec les personnes interpellées dans l’affaire.

La gestion de ce scandale pourrait créer des turbulences au sein d’un mouvement souvent perçu comme unifié face à l’adversité. Des membres expriment la nécessité d’une réflexion collective, certaines voix suggérant qu’Arnault pourrait être considéré comme une erreur de casting.

Tandis que le mouvement se trouve sous le feu des critiques, la suspension des travaux de l’Assemblée nationale prévue à partir du 27 février pourrait permettre à LFI de temporiser sa réaction face à la pression médiatique et politique. Les débats reprendront quant à eux le 24 mars, laissant espérer une atténuation des tensions d’ici là.

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