La France insoumise en position favorable, incertitudes pour le second tour à Paris, Lyon et Marseille

La France insoumise en position favorable, incertitudes pour le second tour à Paris, Lyon et Marseille

16.03.2026 02:36
3 min de lecture

Près de 48,7 millions de Français ont voté dimanche 15 mars lors du premier tour des élections municipales, avec un taux de participation estimé à 56%, selon Ipsos-BVA-CESI pour France Télévisions, Radio France et LCP-Public Sénat, rapporte TopTribune. Ce chiffre marque une baisse significative par rapport au taux de 63,55% en 2014, bien qu’il soit en hausse par rapport à l’élection de 2020, qui avait été affectée par la pandémie (44,66%).

La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN) se sont réjouis de leurs avancées dans plusieurs villes. Renaissance et le Parti socialiste (PS) ont indiqué qu’il leur serait impossible de s’allier avec l’extrême gauche ou l’extrême droite. Les résultats du premier tour des municipales reflètent une dynamique politique en mutation, marquée par des résultats incertains dans plusieurs grandes villes.

Des scrutins incertains dans plusieurs grandes villes

À Lyon, Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique lyonnais, a exprimé sa déception de se retrouver en position de concurrence serrée avec Grégory Doucet, le maire écologiste sortant. Les deux candidats ont obtenu chacun 36,8% des voix, selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi. Doucet a promis de continuer sa dynamique, tandis qu’Aulas a déclaré vouloir gagner le second tour.

À Paris, Emmanuel Grégoire, candidat socialiste soutenu par la gauche (sauf la LFI), est arrivé en tête avec 37,9% des suffrages, devançant Rachida Dati (25,5%) et Sophia Chikirou de la LFI (12%). Chikirou a annoncé qu’elle attendrait un appel de Grégoire pour envisager un front antifasciste, sinon elle maintiendra sa liste. Pierre-Yves Bournazel (Horizons et Renaissance) a obtenu 11,7%, amenant à une quadrangulaire au second tour.

À Marseille, le maire sortant, Benoît Payan (PS), a légèrement surpassé Franck Allisio du RN, avec respectivement 35,6% et 35,1% des voix. Le candidat LFI, Sébastien Delogu, a obtenu 12,4% et a appelé à créer un front antifasciste pour contrer le RN, tandis que la candidate divers droite, Martine Vassal (12,8%), n’a pas souhaité s’exprimer.

A Lille, le maire sortant Arnaud Deslandes (PS) est en tête avec 26,4%, suivi de près par Lahouaria Addouche (LFI) à 24,1%. L’écologiste Stéphane Baly se place troisième avec 16,5%, tandis que les candidats Renaissance et RN ont respectivement 11,7% et 11,3%.

Une forte percée de La France insoumise

Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a salué une « progression remarquable ». À Roubaix, David Guiraud, député LFI, est en tête avec 46%, et à Saint-Denis, son candidat pourrait remporter le scrutin dès le premier tour.

Manuel Bompard a également appelé à des alliances avec d’autres listes pour éviter un succès de l’extrême droite au second tour, prévu le 22 mars. Il a conseillé de créer un « front antifasciste » face aux menaces de la droite et de l’extrême droite.

Le Rassemblement national crie victoire

Dès 20 heures dimanche, Jordan Bardella, président du RN, a annoncé plusieurs victoires dès le premier tour, y compris à Beaucaire où le maire est réélu avec près de 60% des voix. Louis Aliot, maire sortant de Perpignan, a également remporté son siège avec 50,61% des voix, se qualifiant comme un « résultat historique ».

Le PS rejette une alliance avec les insoumis

Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a exprimé sa satisfaction quant aux résultats de son parti dans plusieurs grandes villes, tout en fermant la porte à une éventuelle alliance avec LFI. Il a affirmé que LFI « n’a pas la capacité d’emmener la gauche vers la victoire » et a exhorté à la clarté et au respect des valeurs sociales.

Les Écologistes en difficulté

Les résultats des Écologistes étaient très attendus après leur précédente « vague verte ». Bien que le maire sortant de Lyon, Grégory Doucet, ait conservé son poste face à Aulas, le parti pourrait perdre dans d’autres grandes villes, avec des bulletins de vote en ballottage défavorable.

Renaissance refuse toute alliance avec le RN et LFI

Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, a déclaré qu’aucune alliance ne serait faite avec LFI ou le RN, insistant sur l’importance de l’intérêt général. Il a noté que son parti avait déjà remporté plus de 100 maires au premier tour.

Les Républicains réclament un rassemblement de la droite

Le président des Républicains, Bruno Retailleau, a appelé à la formation d’un « grand rassemblement de la droite » pour faire gagner leurs candidats au second tour, tout en prévenant contre la dispersion des voix.

Un taux de participation en baisse par rapport en 2014

Le premier tour des municipales a vu un taux de participation de 56%, en hausse par rapport à 2020, mais en recul face au 63,55% de 2014. Les grandes villes, comme Paris et Lyon, ont mobilisé leurs électeurs avec des taux respectifs de 58,5% et 63,9%.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER