La défiance croissante des Français envers l'Union européenne face à l'accord Mercosur

La défiance croissante des Français envers l’Union européenne face à l’accord Mercosur

04.02.2026 15:36
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Une étude récente révèle une montée de la défiance des Français envers l’Union européenne, notamment en raison des tensions persistantes autour de l’accord commercial avec le Mercosur, rapporte TopTribune.

Ce sondage de l’Eurobaromètre situe la France parmi les pays les plus critiques envers l’UE, avec 29 % des Français exprimant une opinion négative. Ce chiffre, en augmentation par rapport au printemps dernier (25 %), s’élève au même niveau que celui des Grecs. Parallèlement, 33 % des Français affichent une « image neutre » de l’Union européenne, tandis que 38 % se prononcent positivement.

Le Portugal, ces gros fans qui s’ignorent

La position critique de la France envers l’UE est comparable à celle de la Grèce et de la République tchèque, en opposition à l’enthousiasme manifeste de pays comme la Suède, le Portugal, le Danemark et l’Irlande.

« Il existe une tendance spécifique à la France, toujours un peu plus critique », a reconnu Delphine Colard, porte-parole du Parlement européen, qui a réalisé cette enquête. Les sondés ont été interrogés en novembre, avant que les discussions concernant le Mercosur, un accord de libre-échange avec l’Amérique latine, ne prennent de l’ampleur, provoquant des manifestations massives d’agriculteurs en France en décembre et janvier.

Favoritisme allemand ?

Un haut fonctionnaire européen, ayant souhaité garder l’anonymat, s’est dit préoccupé par le fait que le Mercosur alimente l’euroscepticisme. La classe politique française montre un front uni contre cet accord commercial avec l’Amérique latine, le gouvernement adoptant une position particulièrement ferme, y compris vis-à-vis de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

« Il est hors de question de brader l’agriculture française pour privilégier l’industrie allemande », a affirmé Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, le 22 janvier. Elle a également précisé qu’Ursula von der Leyen « n’incarne pas l’Union européenne. Ce sont les eurodéputés, les chefs d’État et les peuples qui la représentent ».

Von der Leyen, sommet des tensions

Les critiques concernant la gestion centralisée d’Ursula von der Leyen persistent, des membres de la Commission appelant à davantage de liberté d’action. Ces critiques se sont intensifiées lors de son second mandat, notamment l’été dernier, lorsqu’elle a signé un accord commercial avec les États-Unis, jugé déséquilibré par plusieurs politiciens.

La signature de l’accord de libre-échange avec l’Amérique latine a aggravé les relations avec la France, exacerbant les tensions au sein de l’UE.

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