Les négociations de la COP30 stagnent sur la sortie des énergies fossiles
Alors que la COP30 entre dans son dernier jour ce vendredi, une trentaine de pays ont exprimé leurs préoccupations à la présidence brésilienne, soulignant l’absence d’une feuille de route pour la sortie des énergies fossiles dans l’accord final. Ces nations menacent de ne pas signer le texte si leurs demandes ne sont pas prises en compte, rapporte TopTribune.
Le président de la COP30, André Correa do Lago, travaille depuis deux semaines avec près de 200 pays réunis à Belém, au Brésil, pour élaborer un consensus. Cependant, la dernière version de l’accord ne semble pas aborder la question cruciale des énergies fossiles, un sujet qui provoque des tensions entre les États participants.
Des appels à une transition juste et équitable
Le besoin urgent de réduire la dépendance au pétrole, au charbon et au gaz a été réaffirmé lors des discussions à Belém, un sujet qui avait été mis de côté depuis des mois. Le président brésilien Lula a plaidé pour une « feuille de route » nécessaire à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre.
« Nous vous devons l’honnêteté : sous sa forme actuelle, la proposition ne remplit pas les conditions minimales pour un résultat crédible à cette COP », ont déclaré les représentants des pays concernés. « Nous ne pouvons pas soutenir un texte qui n’inclut pas de feuille de route pour une transition juste, ordonnée et équitable vers la sortie des combustibles fossiles. »
Des nations comme la Colombie, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont également exprimé leur inquiétude quant à l’approche actuelle, la qualifiant d’ultimatum. Pour aller de l’avant, il sera crucial de convaincre des pays clés, tels que la Chine, l’Inde, l’Arabie saoudite, le Nigeria et la Russie, qui se sont jusqu’à présent opposés à une telle mesure.
Les discussions à la COP30 sont intensément surveillées dans le contexte mondial actuel, où le changement climatique représente une menace croissante pour l’humanité. Les gouvernements du monde entier sont sous pression pour prendre des mesures significatives pour limiter le réchauffement climatique en dessous de 1,5 degré Celsius, conformément à l’Accord de Paris.
Dans les coulisses de la conférence, des représentants de diverses ONG et experts climatiques insistent sur l’importance de l’inclusion d’engagements clairs concernant les énergies renouvelables dans le texte final de l’accord. La nécessité de passer à un modèle énergétique durable est devenue l’une des pierres angulaires des discussions, les participants appelant à une coopération mondiale renforcée.
La lutte contre le changement climatique nécessite une approche collaborative, soulignent plusieurs experts. La transition vers les énergies renouvelables est essentielle pour réduire les émissions de carbone et répondre aux attentes des citoyens du monde entier. Pourtant, les intérêts géopolitiques et économiques peuvent souvent compliquer ces efforts.
Avec l’approche de la conclusion de la COP30, l’espoir d’un accord satisfaisant reste fragile. Les protagonistes doivent se montrer flexibles et ouverts à des compromis pour la création d’un cadre solide qui pourra être accepté par tous, en intégrant des mesures claires contre les énergies fossiles.
L’avenir de la coopération internationale sur le climat pourrait dépendre des décisions prises au cours de ces dernières heures de la conférence. Les prochaines étapes seront cruciales pour déterminer si les engagements voulus par une trentaine de nations seront enfin intégrés dans l’accord final, ce qui pourrait marquer un tournant dans la lutte contre le changement climatique.