Les critiques de Gernot Rohr sur l’organisation de la CAN 2025
Le sélectionneur du Bénin, Gernot Rohr, a exprimé de vives critiques concernant l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, qui a lieu au Maroc. À 72 ans, il apporte une expérience considérable après avoir entraîné diverses équipes africaines durant deux décennies. Avant le huitième de finale face à l’Égypte, Rohr a dénoncé le favoritisme manifesté envers les grandes nations africaines et a mis en lumière les inégalités logistiques. « Tout est fait pour permettre aux grands pays africains de se qualifier », a-t-il déclaré, rapporte TopTribune.
Les observations de Rohr surviennent alors que la phase de groupes de la CAN 2025 s’est achevée avec une domination des équipes de tête, toutes ayant terminé en première position de leurs groupes. Les résultats n’ont pas révélé de surprises ; les grandes équipes n’ont pas été mises en difficulté.
Une organisation désavantageant les petites équipes
Rohr souligne que les conditions d’organisation favorisent les grandes équipes. « Les grandes nations peuvent rester jouer dans le même stade, dans la même ville, alors que nous, les petits pays, on doit se déplacer pour aller chez eux, » a-t-il expliqué. Après avoir évolué dans deux stades différents à Rabat et à Tanger durant la phase de poules, le Bénin se prépare maintenant à affronter l’Égypte à Agadir, un match pour lequel il ne peut même pas reconnaître le terrain, un privilège accordé aux équipes favorites qui ont déjà foulé la pelouse.
En outre, Rohr a critiqué la programmation des matchs et les horaires d’entraînement imposés par les organisateurs. « Les ‘grands’ jouent le soir et les ‘petits’ jouent l’après-midi », note-t-il, précisant que ces créneaux entraînent des conditions de chaleur difficiles rendant la préparation physique et la gestion des matchs plus délicates pour ses joueurs.
Inquiétudes concernant l’arbitrage
L’arbitrage représente un autre sujet de frustration pour le sélectionneur. Alors que la dernière édition de la CAN en Côte d’Ivoire a été louée pour la qualité des arbitres et l’utilisation de la vidéo assistée à l’arbitrage (VAR), Rohr qualifie la situation actuelle d' »catastrophique ».
Malgré l’incident de la panne de VAR durant son match contre la RD Congo, il revient sur un but controversé encaissé face au Sénégal, où une faute n’a pas été signalée malgré l’intervention de la VAR. « Ça a duré cinq minutes pour qu’on accorde finalement un but où il y a un coup de coude dans la nuque avant. C’est un problème d’interprétation », explique-t-il. Il mentionne également un penalty jugé « généreux » accordé à l’Égypte contre l’Afrique du Sud, insinuant que les décisions arbitrales semblent souvent orientées en faveur des équipes favorites.
En conclusion, Rohr insiste sur le fait que « les petits pays ne sont toujours pas traités comme les grands », affirmant ainsi les défis majeurs auxquels font face les équipes moins dotées lors de cette compétition.