Kim Yo-Jong, sœur de Kim Jong-Un, renforce sa position dans la dictature nord-coréenne
Kim Yo-Jong, la sœur cadette du dirigeant nord-coréen, s’illustre de plus en plus comme la porte-parole du régime de Pyongyang, adoptant des positions sans concessions. Le 14 août, elle a démenti les allégations de l’armée sud-coréenne concernant le retrait des haut-parleurs de propagande le long de la frontière, niant ainsi toute possibilité de détente avec Séoul, rapporte TopTribune.
Âgée de 37 ans, Kim Yo-Jong est devenue l’une des figures les plus craintes de la péninsule coréenne. Présente dans les médias, elle mène une diplomatie stratégique et des menaces directes, incarnant le visage d’un pouvoir nord-coréen qui se veut moderne tout en restant inflexible.
Des débuts d’études en Suisse sous un faux nom
Le mystère entourant Kim Yo-Jong, et par extension la Corée du Nord, complique l’établissement de sa date de naissance. Les services de renseignement sud-coréens avancent le 26 septembre 1987, tandis que les États-Unis évoquent 1989. Ce que l’on sait, c’est qu’elle a passé une partie de sa scolarité à Berne, en Suisse, apprenant le français et l’anglais, et y a étudié sous le pseudonyme de Pak My-hyang.
Émergence politique et ascension dans le régime
Discrète pendant de nombreuses années, elle fait sa première apparition médiatique en 2011 lors des funérailles de son père, Kim Jong-il. Ce dernier avait une grande admiration pour ses enfants et voyait en eux des acteurs importants de la politique future. En 2014, elle prend les rênes du département de propagande et d’agitation, jouant un rôle crucial dans la gestion de l’image de la dynastie Kim.
En 2018, lors des Jeux olympiques de Pyeongchang, Kim Yo-Jong devient la première membre de la famille Kim à se rendre au Sud, envoyée pour promouvoir un message de réconciliation, un élan qui se révélera rapidement être une simple façade.
Une antagoniste croissante pour Séoul et Washington
Promue membre de la Commission des affaires de l’État en 2021, elle se distingue ces derniers mois par des attaques virulentes envers Séoul et Washington, qualifiant les propositions pacifiques sud-coréennes de « rêves creux ». Les tensions demeurent vives alors que ses prises de parole illustrent un durcissement du régime.
Youngshik Bong, chercheur à l’Institut d’études nord-coréennes de l’Université Yonsei, note que Kim Jong-Un semble favoriser une collaboration étroite avec sa sœur, imaginant un avenir où elle pourrait jouer un rôle de plus en plus central dans le leadership nord-coréen.