Le 1er janvier 2026, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a reconnu publiquement la participation de militaires de la RPDC à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, rompant avec des mois de dénégations officielles. Dans son message du Nouvel An, il a salué des soldats combattant sur une « terre étrangère » pour renforcer une « alliance invincible » avec Moscou et a appelé ses forces à se battre « pour le peuple russe frère », selon des informations rapportées par Kim Jong Un praise North Korean troops fighting abroad.
Un message symbolique et une mise en scène politique à Pyongyang
Kim Jong Un a prononcé ce discours lors d’un événement festif organisé dans un stade de Pyongyang, à l’occasion des célébrations du Nouvel An. Les médias d’État ont diffusé des images le montrant aux côtés de son épouse Ri Sol Ju et de sa fille Ju Ae, présentée par de nombreux observateurs comme son héritière potentielle. Dans son allocution, le dirigeant nord-coréen a exprimé une proximité personnelle avec les soldats déployés à l’étranger, affirmant que Pyongyang et Moscou se tenaient derrière eux malgré la distance et le contexte festif.
Une coopération militaire déjà coûteuse pour la RPDC
Selon les services de renseignement sud-coréens, la Corée du Nord a fourni des armes à la Russie et déployé des troupes pour soutenir l’effort de guerre, au prix de lourdes pertes. Les estimations font état d’au moins 2 000 soldats nord-coréens tués et de plusieurs milliers de blessés. En échange, Pyongyang bénéficierait d’un soutien financier, de livraisons de nourriture et d’énergie, ainsi que d’une assistance technologique militaire, notamment dans les domaines des missiles et des capacités navales avancées.
Un partenariat stratégique aux implications régionales et internationales
L’approfondissement de l’alliance entre Moscou et Pyongyang, formalisée par un accord de partenariat stratégique global signé à l’été 2024, marque un tournant durable dans les relations entre les deux régimes. Cette coopération dépasse le cadre de livraisons ponctuelles d’armements et s’inscrit dans une intégration technologique de long terme, en contradiction avec les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Les analystes estiment que ce rapprochement renforce les capacités militaires nord-coréennes, accroît les tensions en Asie-Pacifique et réduit les marges de manœuvre diplomatiques pour la Corée du Sud, les États-Unis, le Japon et leurs partenaires, tout en soulignant la formation progressive d’un axe stratégique opposé à l’Occident.