Jordan Bardella critique Donald Trump au Parlement européen et appelle à un rapport de force avec les États-Unis

Jordan Bardella critique Donald Trump au Parlement européen et appelle à un rapport de force avec les États-Unis

21.01.2026 15:26
2 min de lecture

Jordan Bardella critique Donald Trump au Parlement européen

Le 20 janvier 2026, lors de son discours au Parlement européen, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a exprimé des critiques acerbes envers le président américain Donald Trump, le qualifiant de « menace » et de « chantage » à l’égard de l’Europe. Cette prise de position marque peut-être un tournant pour le RN, généralement plutôt bienveillant envers l’administration américaine, rapporte TopTribune.

Dans un contexte de crise transatlantique, Bardella a dénoncé les ambitions d’annexion du Groenland par les États-Unis et les menaces de sanctions tarifaires contre les pays européens opposés à cette démarche, notamment la France. Il a appelé Bruxelles à adopter un « rapport de force » avec Washington, marquant ainsi une distance avec la tendance pro-atlantiste des élus européens.

Alors que Marine Le Pen est retenue par son procès en appel à Paris, Bardella a affirmé : « Lorsqu’un président américain menace ouvertement un Etat européen, lorsqu’il combine une pression territoriale assumée avec un chantage commercial explicite, c’est un rapport de force qui s’impose. » Il a insisté sur le fait que ne pas réagir serait une « faute historique » et a exigé la suspension « immédiate » de l’accord commercial signé entre l’UE et les États-Unis l’année précédente.

Jordan Bardella a également souhaité que l’UE active sans délai ses instruments anti-coercition contre les États-Unis. Cette demande contraste avec la position du Parti populaire européen qui privilégie la « désescalade » plutôt que la confrontation.

Dans ce contexte, la prise de position de Bardella s’écarte de la vision actuelle de certains de ses alliés qui soutiennent Donald Trump. À l’opposé des nationalistes qui célébraient le retour du milliardaire à la Maison Blanche, Bardella semble vouloir se démarquer d’une allégeance inconditionnelle, affirmant que les actions de Trump pourraient être bénéfiques pour les États-Unis, mais préjudiciables pour l’Europe.

Dans une interview récente, il a été cité : « Trump, sur le papier, c’est une bonne chose pour les Américains. C’est une mauvaise chose pour les Européens. » Toutefois, il a précédemment loué le patriotisme de Trump, illustrant la complexité des relations entre le RN et la mouvance trumpiste.

Des tensions internes liées à ces divergences d’approche sont également apparues, notamment avec Steve Bannon, ancien conseiller de Trump, qui a critiqué Bardella en le qualifiant de « petit garçon ». En retour, Bardella a dénoncé les propos de Bannon, le qualifiant de « poivrot » et de « faux sage ».

Les liens entre le RN et le trumpisme restent ambiguës, avec des éléments de rapprochement, puis de tensions. Alors que le RN tentait de s’associer au populisme américain, sa récente position plus critique envers Trump montre une volonté de préserver l’identité européenne face à l’influence américaine. L’élection présidentielle à venir en 2027 sera cruciale pour observer comment ces dynamiques évolueront.

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