Jordan Bardella conteste des écrits antisémites de 2013 révélés par Mediapart et dénonce des « faux grossiers »

Jordan Bardella conteste des écrits antisémites de 2013 révélés par Mediapart et dénonce des « faux grossiers »

28.09.2026 16:46
2 min de lecture

Des nouvelles accusations d’antisémitisme entachent le parti d’extrême droite, le Rassemblement national (RN). Ce lundi, le site d’investigation « Mediapart » a rapporté des écrits antisémites de Jordan Bardella, datant de 2013, alors qu’il était un jeune militant du Front national. Le président du RN a « formellement » contesté ces accusations, dénonçant des « faux grossiers ». « Je conteste formellement les accusations portées à mon endroit par Mediapart, me prêtant des propos délirants et antisémites », a-t-il déclaré sur X, affirmant avoir chargé son avocat d’engager « les procédures nécessaires », rapporte TopTribune.

Jordan Bardella a également critiqué une « certaine presse militante » qu’il accuse de vouloir « déstabiliser la campagne présidentielle ». Dans une intervention au salon des professionnels de la construction à Paris lundi, Marine Le Pen a affirmé n’avoir pas « lu l’article de Mediapart », mais a évoqué des accusations qu’elle qualifie de « dingue » et « totalement fausses ». Elle a exprimé son intention de faire de Bardella son candidat au poste de Premier ministre.

Des conversations privées entre ses 17 et 18 ans

L’enquête repose sur des conversations privées, authentifiées par Mediapart, qui ont été écrites par Jordan Bardella à l’été 2013. Ces écrits contiennent des propos antisémites, dont l’un où il aurait écrit : « Le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur ». À l’époque, il était un militant ayant rejoint le parti d’extrême droite un an et demi plus tôt.

Dans ces messages, il aurait affirmé : « Et c’est ce qu’ils veulent, un Nouvel Ordre Mondial dominé par Israël, avec bien sûr Jérusalem comme capitale ».

Soutien à Dieudonné, « venger Moïse »…

Jordan Bardella aurait aussi visé des personnalités telles que Pierre Moscovici, alors ministre de l’Économie, en prétendant que ce dernier œuvrait pour « venger Moïse ». Il aurait ajouté que « les ministères les plus importants reviennent à des personnes pour qui Israël et l’intérêt bancaire priment sur les intérêts français », tout en exprimant son soutien à Dieudonné, jugé pour ses provocations antisémites.

Réagissant à Mediapart, Bardella a dénié avoir tenu des propos racistes ou antisémites, affirmant qu’il n’était pas un militant actif du FN durant l’été 2013 et qu’il était encore mineur à l’époque, ce qui devrait « alerter » sur le caractère mensonger des accusations.

« Opération de barbouzerie » face à une stratégie de « dédiabolisation »

Le président du RN a qualifié ces documents de « faux grossiers » et d’« opération de barbouzerie ». Il a rappelé que le Rassemblement national mène une stratégie de « dédiabolisation » depuis l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti en 2011. Ce dernier a été le premier dirigeant du RN à être officiellement invité par le gouvernement israélien à participer à une conférence sur la lutte contre l’antisémitisme en mars 2025. Jordan Bardella a pris sa carte au FN en 2012 et a rapidement gravi les échelons pour devenir le leader du RN.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER