JO d'hiver 2030 : l'Assemblée nationale vote une loi olympique controversée sur la sécurité

JO d’hiver 2030 : l’Assemblée nationale vote une loi olympique controversée sur la sécurité

13.01.2026 11:57
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Le projet de loi olympique pour les JO d’hiver 2030 voté en France, mais controversé

Lors d’un vote solennel prévu le 13 janvier, l’Assemblée nationale examinera le projet de loi olympique relatif aux Jeux d’hiver de 2030, organisés dans les Alpes françaises. Ce texte est jugé « crucial » par le gouvernement pour avancer dans la préparation de l’événement, mais suscite des critiques sur ses dispositions sécuritaires, rapporte TopTribune.

Après plusieurs reports, le texte a des chances d’être adopté et comprend des dérogations en matière d’urbanisme, de logement et de santé. Cependant, les mesures les plus contestées concernent la sécurité, notamment la vidéosurveillance algorithmique (VSA), qui avait déjà fait l’objet de débats lors des JO de Paris 2024. Cette technologie vise à détecter des mouvements de foule ou des présences non autorisées. Bien que l’expérimentation se soit terminée en mars 2025, le gouvernement propose de prolonger son utilisation jusqu’en 2027.

Certains députés de gauche, notamment de La France insoumise, s’interrogent sur la nécessité de ce texte à l’approche des JO, redoutant un glissement vers la reconnaissance faciale. D’autres mesures controversées incluent la possibilité pour des agents privés de sécurité d’effectuer des inspections visuelles des véhicules et l’instauration d’une « interdiction de paraître » pour les individus considérés comme une menace grave pour la sécurité publique, que les députés écologistes qualifient d’ »atteinte disproportionnée aux libertés publiques. »

Le Parti socialiste (PS) a annoncé son intention de soutenir ce texte, jugé comme « d’organisation technique, » selon les propos du député Christophe Proença. Une fois adopté par l’Assemblée, le texte devra être examiné lors d’une commission mixte paritaire entre députés et sénateurs. Ce projet de loi est perçu comme une bouffée d’oxygène pour les organisateurs, confrontés à des tensions locales et à la démission de la directrice des opérations du comité d’organisation (Cojop) début décembre.

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