Jean-Michel Aulas renonce à participer à la marche en hommage à Quentin Deranque à Lyon

Jean-Michel Aulas renonce à participer à la marche en hommage à Quentin Deranque à Lyon

20.02.2026 17:16
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Jean-Michel Aulas se retire de la marche hommage à Quentin Deranque

Le candidat à la mairie de Lyon, Jean-Michel Aulas, a décidé de ne pas participer à la marche en hommage à Quentin Deranque, un militant nationaliste décédé, qui devrait rassembler « 2.000 à 3.000 personnes », y compris des militants d’extrême droite. Le ministère de l’Intérieur a approuvé le rassemblement qui se déroulera samedi de la place Jean-Jaurès jusqu’au lieu de l’agression mortelle, situé à 1.400 mètres. Sa décision a été communiquée pendant une conférence de presse, où il a cité un « contexte de tension » comme raison principale de son retrait, tout en faisant confiance à la préfecture pour évaluer la situation, rapporte TopTribune.

Aulas a précisé que sa décision a été influencée par le fait que la famille du jeune homme ne participerait pas à l’événement. Il a mentionné que sa liste, le Cœur lyonnais, ne serait pas présente et a exprimé des préoccupations sur le fait que cette marche pourrait acquérir une signification particulière dans le climat actuel. Bien qu’il n’ait pas directement exprimé son soutien à la marche, il a souligné l’importance de s’associer avec des événements sensibles dans un cadre apaisé.

Pour certains, cet événement fait craindre que Lyon, traditionnellement une ville de résistance, ne devienne « la capitale des Ligues ». En réponse, Aulas a affirmé vouloir que « Lyon soit celle de l’humanisme » en excluant les extrêmes de sa plateforme politique. Il a également insinué que d’autres candidats, comme Grégory Doucet, pourraient avoir des alliances compromettantes.

Controverse sur l’exposition du portrait de Quentin Deranque

Jean-Michel Aulas a également abordé une proposition controversée visant à afficher un portrait de Quentin Deranque sur le fronton de l’Hôtel de Ville, une idée qualifiée « d’indécente » par le maire écologiste, Grégory Doucet. Aulas, défendant sa proposition, a affirmé qu’il s’agissait d’un « geste symbolique » pour honorer la victime et a suggéré que cela aurait permis au maire de clarifier sa position face à La France Insoumise (LFI).

En réponse aux critiques concernant le militantisme nationaliste de Deranque, Aulas a insisté sur le fait que « toutes les initiatives sont bonnes » pour honorer une victime, et que cette démarche aurait pu démontrer une « grandeur d’âme » du maire, tout en soulignant l’incohérence perçue dans les hommages rendus aux figures historiques avec des passés controversés.

Priorité à la sécurité dans le programme d’Aulas

Lors de cette même conférence, Aulas a exposé son programme sécuritaire, qualifiant la sécurité de « première priorité ». Il a fait état de mesures qu’il espère être en mesure d’implémenter pour éviter de futurs drames similaires à celui de Quentin Deranque. Sa proposition inclut le déploiement de 600 nouvelles caméras de vidéosurveillance, portant le total à 1.200, et l’utilisation d’outils d’analyse de données basés sur l’intelligence artificielle pour anticiper des tensions.

Aulas a noté que l’essentiel des images collectées suite à la mort de Deranque provenait des téléphones portables, et a insisté sur la nécessité de systèmes adaptés pour intervenir rapidement en cas d’incidents. En écartant toute critique de l’action policière, il a conclu en affirmant que « plus il y a de moyens dissuasifs, plus on réduit le risque d’incidents majeurs ».

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