Jean-Luc Mélenchon attaque la presse lors d’un meeting à Lyon
Le leader de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a intensément critiqué les médias traditionnels lors d’un meeting à Lyon le 26 février 2026, exprimant son mécontentement face à ce qu’il qualifie de « déferlante médiatique », rapporte TopTribune. Pendant près d’une heure, il a exprimé son indignation envers des outlets comme Franceinfo tout en minimisant l’importance de la campagne pour les élections municipales, établissant une confrontation directe avec les journalistes présents.
Au cours de son discours, Mélenchon a mis en avant des titres de presse qu’il apprécie, tels que l’Humanité, tout en attaquant d’autres comme Libération, provoquant des huées dans l’audience. Il a fait l’éloge des « nouveaux médias numériques », souvent perçus comme étant alignés à gauche, un choix qui a engendré des controverses au sein du milieu médiatique. « Vous n’avez pas le pouvoir de nous convoquer. Vous n’avez pas le pouvoir de vous inviter de force », a-t-il déclaré à l’adresse des journalistes.
Le leader insoumis a également dénoncé « les croûtons » et « la vieille presse indignée », ainsi qu’une déferlante médiatique qui, selon lui, constitue un problème dans un pays libre. Dans ces échanges, il a affirmé : « On a le droit, quand on est interrogé, de ne pas être tenaillé et de ne pas subir la question ordinaire et la question extraordinaire, comme au Moyen-Âge avec les inquisiteurs, » soulignant ainsi son rejet de la façon dont les médias traitent son mouvement.
« On a le droit, quand on est interrogé, de ne pas être tenaillé et de ne pas subir la question ordinaire et la question extraordinaire, comme au Moyen-Âge avec les inquisiteurs. »
Jean-Luc Mélenchonen meeting à Lyon le 26 février 2026
Une partie significative de son intervention a été consacrée à la mort de Quentin Deranque, un événement qui a placé La France Insoumise au centre d’une polémique. Cette situation est exacerbée par l’implication de Raphaël Arnault, député du Vaucluse et cofondateur du collectif antifasciste de la Jeune Garde. Arnault est sous enquête pour complicité d’homicide volontaire suite au décès d’un militant identitaire. Ce matin-là, des figures de la gauche, tels que François Ruffin et Marine Tondelier, ont appelé à la démission d’Arnault, mettant davantage la pression sur Mélenchon.
Réagissant à l’hostilité croissante, Mélenchon a défendu son mouvement, affirmant : « Tout ce que j’ai dit sur l’événement lyonnais, tout était vrai. Et le mouvement insoumis n’est pour rien dans ce qui vient de se produire. » Il a aussi renouvelé son soutien à la Jeune Garde, arguant que la demande de dissolution de cette organisation ne reposait sur rien, la qualifiant de « non criminelle ».
À la sortie du meeting, qui a attiré environ 2 000 personnes, l’audience semblait conquise, certains qualifiant l’événement de « quasiment un one man show ». Néanmoins, des voix plus critiques émergeaient, critiquant les éventuelles maladresses dans son discours. Un homme d’une quarantaine d’années a noté que, malgré son statut, Mélenchon apporte une vision qui ne correspond pas à toutes les attentes.
En adoptant une stratégie confrontante, Jean-Luc Mélenchon, presque candidat pour 2027, renforce son électorat de base, mais cela l’expose au risque d’un isolement qui pourrait lui coûter des soutiens d’électeurs modérés à l’avenir.