Interpellations de 11 personnes liées à la mort de Quentin Deranque à Lyon

Interpellations de 11 personnes liées à la mort de Quentin Deranque à Lyon

18.02.2026 20:56
2 min de lecture

Huit hommes et trois femmes, soupçonnés d’être impliqués à divers degrés dans la mort du militant nationaliste, ont été interpellés mardi et mercredi. L’enquête pour « homicide volontaire », « violences aggravées » et « association de malfaiteurs dans l’intention de commettre un délit » s’accélère. Deux personnes, suspectées d’être impliquées dans la mort du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon, ont été placées en garde à vue mercredi 18 février, comme l’a appris TopTribune.

Des arrestations coordonnées, notamment en région lyonnaise

Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, a été attaqué jeudi soir par plusieurs individus cagoulés, alors qu’il assurait la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis lors d’une conférence de l’eurodéputée La France insoumise, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon. Gravement blessé, il a succombé à ses blessures samedi.

Les interpellations ont eu lieu entre mardi soir et mercredi matin. Neuf arrestations ont été opérées mardi soir dans le département du Rhône et des opérations ont également été menées en Haute-Loire, Isère, Drôme et Aisne, selon le parquet de Lyon. Deux autres arrestations ont eu lieu mercredi matin à Saint-Priest (Rhône).

« Sur les onze personnes interpellées, sept sont actuellement placées en garde à vue pour homicide volontaire, violences aggravées avec ITT inférieure à huit jours et association de malfaiteurs visant à commettre un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement », a précisé le procureur de la République. Mercredi soir, le parquet de Lyon a également informé que les gardes à vue de neuf des onze interpellés avaient été « prolongées de 24 heures supplémentaires ».

Deux collaborateurs parlementaires, dont un fiché S, arrêtés

Les identités des suspects liés à l’agression de Quentin Deranque commencent à émerger. Parmi les onze interpellés, huit sont des hommes et trois sont des femmes, selon des sources policières. Deux d’entre eux, Alexis C. et Robin C., sont fichés S pour leur lien avec la Jeune Garde, un groupe antifasciste dissous en 2025. Ce groupe avait affirmé dimanche ne pas être « responsable » de la mort de Quentin Deranque.

Parmi les interpellés figurent deux collaborateurs parlementaires, tous deux issus de la Jeune Garde. Robin C., employé à l’Assemblée nationale sous la direction du député LFI Raphaël Arnault, a été arrêté mardi pour « mise à disposition de moyens pour se soustraire aux recherches ». Jacques-Elie Favrot, autre assistant parlementaire de Raphaël Arnault, a également été placé en garde à vue pour son rôle dans l’affaire et a « cessé toutes ses activités parlementaires ».

La présidente de l’Assemblée nationale a également suspendu les droits d’accès à l’Assemblée de Robin C., notant que son contrat de travail était basé sur son vrai nom, mais qu’il avait été employé sous un pseudonyme pour des raisons de sécurité. Parmi les autres personnes en garde à vue figure Adrian B., un ancien stagiaire au sein de l’équipe parlementaire de Raphaël Arnault.

Sept personnes directement impliquées et quatre « accompagnants »

Quatre des onze individus sont soupçonnés d’avoir joué un rôle annexe dans la mort de Quentin Deranque, tandis que sept autres sont accusés de l’avoir physiquement agressé. Jacques-Elie Favrot est suspecté d’avoir causé des blessures au jeune militant. Selon son avocat, Favrot reconnaît « sa présence sur les lieux » et « la commission de violences », tout en niant être « l’auteur des coups qui ont provoqué le décès ».

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