L’année 2026 risque de poser de véritables défis fiscaux à de nombreux propriétaires en France. Au cœur des préoccupations, des augmentations des prélèvements liés à la taxe foncière et à la taxe d’habitation alourdissent le fardeau financier des ménages. Estimé à 38 millions, le nombre de personnes impactées pourrait faire face à une hausse notable, tandis que les détenteurs de résidences secondaires se verront soumis à une surtaxe encore plus conséquente. Entre ajustements provoqués par l’inflation et nouvelles taxes, une double majoration de la taxe foncière semble inévitable, rapporte TopTribune.
La taxe foncière face à l’inflation
Actuellement, 57,4 % des foyers français possèdent leur logement, une situation qui offrait jusqu’à présent une certaine stabilité financière. Toutefois, cet équilibre est en train de se dégrader. La taxe foncière continue d’augmenter. Indexée sur le taux d’inflation, elle devrait être revalorisée d’au moins 0,8 % en 2026, en s’appuyant sur le taux d’inflation d’octobre 2025 fourni par l’Insee.
Selon des sources, le montant moyen de ce prélèvement pourrait atteindre environ 1 100 € par propriété. Ce mécanisme d’indexation constitue un élément clé des ajustements fiscaux et illustre la relation systématique entre l’inflation et les obligations des propriétaires. À cela s’ajoutent d’autres prélèvements, incluant la taxe Gemapi, qui compliquent encore la situation.
L’essor de la taxe Gemapi
La taxe Gemapi, qui signifie « Gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations », connaît une montée en puissance. En 2017, seulement 2 % des communes l’appliquaient dans leurs prélèvements, mais ce chiffre a grimpé à 79 % en 2024, selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI). Conçue principalement pour financer des infrastructures de prévention contre les inondations, cette taxe reste facultative, mais son adoption généralisée indique une pression croissante sur les budgets municipaux et nationaux.
Le plafond actuel de cette taxe, fixé à 40 € par habitant, pourrait être rehaussé à 50 €, représentant une augmentation de 25 %, comme stipulé dans le projet de loi de finances pour 2026. Un amendement gouvernemental, potentiellement imposé par l’article 49.3 de la Constitution, pourrait rendre cette augmentation effective, posant ainsi de nouveaux défis aux conseils municipaux et aux contribuables.
Impact sur les contribuables
Face aux impératifs de financement d’infrastructures critiques, le gouvernement justifie la création de cette taxe par la nécessité d’adaptation au recul du littoral, qui affecte environ un cinquième de la côte française. D’après les autorités, cette initiative doit renforcer la résilience côtière et faciliter la construction de digues et de bassins de retenue. Cependant, cette double augmentation de taxe, mise en œuvre sans discernement évident, laisse les propriétaires plus perplexes que jamais.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu ainsi que la ministre de l’Action et des Comptes publics Amélie de Montchalin ont confirmé que les notifications de revalorisation seront envoyées aux propriétaires dès juin 2026, avec de nouveaux avis qui suivront à l’automne. L’annonce réalisée le 19 novembre 2025 a provoqué un véritable « Tollé général ! », et un élu du centre de la France a exprimé ses inquiétudes quant aux conséquences de ces ajustements fiscaux en période électorale.