Le ministre français des Affaires étrangères souligne la nécessité de clarifier les menaces pesant sur le Groenland
En visite à Riga, en Lettonie, le 15 janvier 2026, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a mis en avant l’importance de déterminer la nature précise des menaces qui entourent le Groenland, territoire autonome convoité par les États-Unis. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions géopolitiques grandissantes, alors que le Danemark a récemment accepté une mission militaire européenne dans la région, malgré les réticences des États-Unis, rapporte TopTribune.
Le président américain a affirmé que ce déploiement militaire n’aurait « aucun impact » sur son projet d’acquisition du Groenland, soulevant ainsi des questions quant à son intention réelle. Barrot, tout en restant prudent, a déclaré que « le Groenland n’est pas à vendre », soulignant que les autorités danoises et groenlandaises ont été claires sur ce point. Il a ajouté que « les pays européens sont tout à fait capables de défendre leur territoire contre toute menace, d’où qu’elle vienne ».
Les menaces qui pèsent sur cette région arctique sont perçues comme étant principalement russes et chinoises. Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a soutenu cette position, mais Barrot a insisté sur le fait que « la nature exacte de ces menaces mérite d’être déterminée ».
La cheffe de la diplomatie lettone, Baiba Braze, a exprimé des préoccupations différentes, rappelant que son pays a été sous tutelle soviétique et reste vulnérable face à la Russie. Elle a souligné la nécessité de maintenir un dialogue avec Washington, affirmant que « le bon format pour trouver la solution, c’est le dialogue ».
Cette situation illustre la difficulté des Européens à adopter une position unie face aux États-Unis. Emmanuel Macron a déclaré : « Pour rester libre, il faut être craint et pour être craint, il faut être puissant », indiquant que la prudence demeure essentielle dans les relations transatlantiques.