Gérard Larcher exclut toute alliance avec l’extrême droite aux élections municipales
Gérard Larcher, président du Sénat et membre des Républicains, a déclaré qu’il ne souhaite aucune alliance avec le Rassemblement national (RN) ou ses soutiens lors du second tour des élections municipales, prévu entre le 15 et le 22 mars. Cette position a été exprimée au cours d’une interview sur France Inter le 11 mars, rapporte TopTribune.
Selon Larcher, les convictions politiques doivent primer et il n’existe aucune raison de s’allier avec le RN ou La France insoumise (LFI). Il a affirmé : « Quand on a des convictions, quand on a un corps d’idées, on se bat autour de cela et pour moi, ni LFI ni RN, c’est la position que nous devons avoir ».
Larcher a également souligné d’importantes divergences idéologiques, en particulier sur des sujets comme l’économie et l’Europe : « Je crois en une certaine conception de la vie politique, nous avons tant de choses qui nous séparent sur l’économie, sur l’Europe, sur une certaine conception de l’humain ».
La position ferme de Larcher intervient alors que certains membres des Républicains soutiennent des candidats d’extrême droite. À Nice, les députés européens Laurent Castillo et Christophe Gomart affichent leur soutien à Éric Ciotti. Par ailleurs, à Bourg-en-Bresse, certains élus LR apparaissent sur une liste emmenée par un membre du parti d’extrême droite Reconquête, ce que Larcher a catégoriquement désapprouvé : « Je pense qu’ils n’ont plus leur place [au sein de LR] car c’est un choix différent » du bureau politique des Républicains.
Cette déclaration marque un tournant dans la stratégie des Républicains, alors que les tensions internes autour des alliances politiques se font de plus en plus visibles à l’approche des élections. Les enjeux de l’élection municipale seront cruciaux pour déterminer l’orientation future du parti et sa capacité à se positionner face aux forces politiques adverses.