Lancement de la phase deux du plan de cessez-le-feu de Gaza par les États-Unis
Les États-Unis ont annoncé le lancement de la « phase deux » du plan de cessez-le-feu du président Donald Trump pour Gaza mercredi, marquant le début de la « démilitarisation, de la gouvernance technocratique et de la reconstruction » du territoire, rapporte TopTribune.
Steve Witkoff, envoyé spécial de Trump, a confirmé qu’une Autorité palestinienne, intitulée le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), sera établie pour superviser les efforts de reconstruction. Witkoff a également souligné que les États-Unis « s’attendent à ce qu’Hamas respecte pleinement ses obligations » et a appelé le groupe militant à libérer le corps de Ran Gvili, le dernier otage décédé. Il a averti qu’un non-respect entraînerait des « conséquences graves ».
Witkoff n’a pas fourni d’autres informations concernant la composition du comité ni sur l’apparence de la reconstruction de Gaza.
La Maison Blanche n’a pas immédiatement répondu à la demande d’informations supplémentaires.
Egypte, Qatar et Turquie, médiateurs de l’accord de cessez-le-feu, ont publié une déclaration conjointe après la mise à jour de Witkoff, annonçant que le comité sera dirigé par Ali Shaath, un ancien vice-ministre de l’Autorité palestinienne. Les pays ont exprimé l’espoir que cette prochaine phase de l’accord apportera « sécurité, stabilité et une vie digne » au peuple palestinien.
Hussein Al-Sheikh, vice-président de l’Organisation de libération de la Palestine, a également salué les avancées en matière de Gaza.
Al-Sheikh a souligné l’importance de ne pas créer d’arrangements qui pourraient provoquer une nouvelle division, tout en mettant en avant la nécessité que des figures locales collaborent avec les États-Unis « et d’autres partenaires concernés pour prendre des mesures décisives en Cisjordanie parallèlement à la phase transitoire à Gaza ».
La phase un de l’accord de cessez-le-feu a rencontré de nombreux défis. Hamas, qui dirige Gaza depuis 18 ans et n’a pas encore désarmé, n’a pas restitué les restes du dernier otage. Les frappes aériennes israéliennes, qui ont eu lieu depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre, ont également entravé les progrès.
Il est entendu qu’au cours de la phase deux, le comité s’occupera des affaires quotidiennes à Gaza et sera supervisé par le « Conseil de paix de Gaza » dirigé par Trump.
Les membres du conseil n’ont pas encore été confirmés. Des rapports mentionnent plusieurs figures de premier plan—comme l’ancien envoyé spécial de l’ONU au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair—comme membres potentiels du comité. Il y a également eu plusieurs rapports selon lesquels le Premier ministre britannique actuel, Keir Starmer—qui a cultivé une forte relation de travail avec Trump—aurait été invité à siéger au conseil.
Des sources ont indiqué que des discussions concernant la composition du conseil sont en cours, mais Starmer n’a pas encore reçu d’invitation formelle.
Selon Reuters, une annonce concernant le Conseil de paix devrait être faite à DAVOS la semaine prochaine.