Gabriel Attal et ses ambitions présidentielles en 2027 : un rassemblement à Paris pour séduire la gauche

Gabriel Attal et ses ambitions présidentielles en 2027 : un rassemblement à Paris pour séduire la gauche

27.01.2026 16:46
2 min de lecture

Gabriel Attal a organisé un rassemblement ce mardi soir au Palais Brongniart à Paris, axé sur la société civile et réuni des figures clés telles que Michel-Edouard Leclerc et Marylise Léon, dans un contexte où sa candidature à la présidentielle de 2027 se précise, rapporte TopTribune.

Un avenir politique en perspective

Avec la clôture des débats budgétaires, Attal anticipe sa prochaine étape. Son emploi du temps chargé, comprenant des déplacements fréquents et la rédaction d’un projet présidentiel, témoigne de ses ambitions. « Nous espérons tous que Gabriel soit notre candidat en 2027, mais c’est à lui de décider », a déclaré Prisca Thevenot, députée des Hauts-de-Seine. En parallèle, l’ancien Premier ministre envisage de renommer Renaissance, un mouvement qu’il dirige depuis l’an dernier. « En peu de temps, nous avons revitalisé notre famille politique, préparant ainsi les élections municipales et présidentielles », affirme l’ancienne porte-parole de son gouvernement.

Attal vise à éviter de se faire distancer par les autres prétendants, notamment Édouard Philippe, déjà en campagne, et d’autres personnalités comme Gérald Darmanin et Bruno Le Maire. Pour se démarquer, il propose de reconquérir les électeurs déçus par Emmanuel Macron, notamment à travers une réforme des retraites. Il a suggéré d’éliminer l’âge légal controversé afin de mettre en place un système « universel » intégrant une part de capitalisation. « La mesure d’âge est une brutalité qui ne répond pas aux enjeux », a souligné Anne Genetet, ancienne ministre de l’Éducation nationale.

Une stratégie sociale-démocrate

Pour s’opposer aux Républicains, Attal a critiqué cet été la « révolution conservatrice » de Bruno Retailleau, écartant la possibilité d’un accord pour 2027. Il a mis en lumière les « divergences profondes » sur des sujets tels que l’écologie et les droits individuels, initiant même un débat sur la gestation pour autrui éthique, sujet contesté au sein de son propre camp.

« Il se repositionne en jouant sur le créneau social-démocrate. Contrairement à ses rivaux de droite, il vient de la gauche, mais peine à rassembler son propre camp », observe un élu proche du président. Sa rentrée à Arras en septembre a été marquée par l’absence de poids lourds de son parti, notamment Élisabeth Borne, laissée mécontente par ses critiques envers Emmanuel Macron. La tension persiste, Borne ayant récemment déclaré qu’elle ne considère pas Attal comme son supérieur.

Des positions marquées

Gabriel Attal s’est fait connaître par des actions décisionnelles, comme l’interdiction de l’abaya et la lutte contre le harcèlement scolaire. « Ce qui plaît aux Français, c’est son approche volontariste : un constat, une solution », résume Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop.

En tant que président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, il cherche à renforcer la macronie sur des questions régaliens, ce qui pourrait encore diviser son propre camp. « Notre union repose sur un socle économique et sociétal, pas sur des sujets médiatiques », déclare une députée de son groupe.

Face à l’émergence de concurrents comme Raphaël Glucksmann ou un éventuel retour de François Hollande, le centre-gauche semble déjà saturé. « Attal risque d’être étouffé, car il n’a aucun espace politique. Tout ce qui est trop lié à Macron sera rejeté, c’est un solitaire d’une macronie en déclin », prédit un élu socialiste. « La question ne sera pas seulement celle du positionnement, mais plutôt celle de l’incarnation et de la distinction à faire vis-à-vis du bilan de Macron », ajoute Frédéric Dabi. Son entourage évoque plutôt une campagne de « rupture » qu’une proximité avec un camp, une orientation qui pourrait séduire Emmanuel Macron, malgré les tentatives d’Attal de se démarquer.

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