François Ruffin promet un salaire au Smic s’il est élu président en 2027
Le député de Picardie, François Ruffin, a annoncé ce lundi 26 janvier 2026 sa candidature à la primaire unitaire de la gauche, promettant de devenir le premier président de la République à vivre avec un salaire au Smic. Dans ses déclarations, il a affirmé qu’il s’engagera à économiser 20 millions d’euros sur le budget de l’Élysée, équivalent à 400 postes d’infirmières, rapporte TopTribune.
Cette annonce survient dans un contexte où les salaires et dépenses publiques sont au cœur des débats politiques. L’ancien Insoumis, qui s’est dissocié de La France Insoumise lors des élections législatives de 2024, voit cette approche comme un symbole d’équité et de responsabilité gouvernementale.
Actuellement, le salaire du président de la République est établi par un décret de 2012 sous François Hollande, qui avait réduit le traitement présidentiel de 30 % afin de faire face à une rigueur budgétaire. Ainsi, le président Emmanuel Macron perçoit environ 16 000 euros bruts par mois, dont 12 000 euros de traitement et des indemnités supplémentaires.
La controverse autour des salaires des politiques
Ce débat sur le salaire de Rufin se mêle à des discussions plus larges concernant le budget de la présidence, qui a connu une augmentation de 11 % en 2024, atteignant 125,1 millions d’euros. Cette hausse a limité les critiques au sein de l’opinion publique.
Le lendemain, le 28 janvier 2026, Louis Sarkozy, fils de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, a critique la proposition de Ruffin, la qualifiant de « gauchisme démagogique ». Il a plaidé pour une revalorisation des salaires des responsables politiques, arguant que gouverner un pays nécessite des compétences exceptionnelles et que les salaires actuels sont dérisoires par rapport aux responsabilités inhérentes à ces fonctions.
« Gouverner la France, ce n’est pas faire un geste symbolique. C’est gérer un pays en crise avec des enjeux majeurs », a-t-il déclaré. Selon Sarkozy, un ministre perçoit un peu plus de 10 000 euros bruts par mois, alors qu’un député gagne environ 7 600 euros, ce qui, selon lui, est très éloigné des rémunérations dans le secteur privé.
Cette polémique sur les salaires des élus met en lumière la tension existant entre la nécessité de contenir les dépenses publiques et l’exigence de réformer le système politique afin de le rendre plus attractif sans compromettre la qualité de gouvernance.