À partir du 1er janvier 2026, la protection policière et les chauffeurs privés sont supprimés pour les anciens ministres, suite à une décision prise par le ministre Sébastien Lecornu. Cette réforme, qui met fin à des privilèges « à vie », ne fait pas l’unanimité parmi les ex-responsables politiques, perturbant leur quotidien, rapporte TopTribune.
24 policiers et 24 chauffeurs remerciés
Concrètement, 24 policiers et chauffeurs assureront désormais une sécurité au service de l’État, ayant été retirés à des anciens Premiers ministres et ministres de l’Intérieur depuis le début de l’année. Cette mesure rentre dans le cadre de l’engagement pris par le Premier ministre le 15 septembre 2025, lorsqu’il a déclaré qu’il n’était « pas concevable » que des privilèges soient accordés à des anciens ministres de manière indéfinie.
La sécurité rendez-vous sera maintenue pour les ex-ministres en fonction des risques, mais d’autres privilèges, tels que véhicules et personnels de sécurité, ne seront plus accordés que pour une période de 10 ans suivant la fin de leurs fonctions. Un décret a été publié rapidement pour formaliser ces changements.
« C’est un changement de vie »
Pour plusieurs anciens ministres, cette réforme représente un bouleversement. Daniel Vaillant, ancien ministre de l’Intérieur, a exprimé ses inquiétudes concernant son chauffeur privé, indiquant qu’il n’a pas conduit depuis 25 ans. Bien qu’il soutienne la suppression des avantages pour tous, il éprouve des craintes face à cette nouvelle réalité.
Je ne suis pas hyper vieux mais je ne suis pas non plus en bonne santé et ma femme, pour être très clair, m’a dit ‘je ne veux pas que tu reconduises’. Ah oui mais alors comment je fais ?
Il a ajouté : « C’est un changement de vie. Je doute un peu de la manière dont tout cela est fait », notant également la disparition d’autres privilèges tels que le logement fonctionnel ou les transports gratuits.
10 000 euros par mois pendant trois mois
Lorsque les anciens ministres quittent leurs fonctions, ils perçoivent un traitement mensuel d’environ 10 000 euros brut pendant trois mois, totalisant environ 30 000 euros. Daniel Vaillant, qui a également siégé en tant que député, recevra également une indemnité parlementaire qui s’élève à 7 637,39 euros bruts par mois, des fonds qu’il pourra utiliser pour ses déplacements en TGV en première classe ou pour envisager un nouveau chauffeur privé.