Lancée lors de l’hiver 2026, l’initiative Off February offre une expérience volontaire invitant à se distancier des réseaux sociaux durant tout le mois de février. Ce mouvement ne prône pas une rejet du numérique, mais encourage une déconnexion ciblée des écrans afin d’explorer les effets bénéfiques sur le bien-être psychologique et la qualité de vie, rapporte TopTribune.
Réseaux sociaux et santé mentale : les bienfaits d’une pause en février
Le concept d’Off February est accessible à tous. Pendant une durée de vingt-huit jours, les participants désinstallent les applications de réseaux sociaux de leurs smartphones, tout en conservant leurs comptes. Cette approche permet de rompre avec les automatismes sans engendrer de frustrations excessives ou d’isolement numérique. L’objectif principal est l’observation attentive de ses habitudes et de leur impact sur la santé mentale, et non pas la privation.
Les bénéfices potentiels de cette initiative sont variés. Selon les organisateurs, en moyenne, les Français passent cinquante-quatre heures par mois sur les réseaux sociaux. En prenant cette pause, beaucoup redécouvrent du temps pour se reposer, lire ou échanger en face à face. « Limiter son usage des réseaux sociaux est plus une libération qu’une punition », soulignent les instigateurs du projet, rappelant que la déconnexion peut être perçue comme un soulagement plutôt qu’une contrainte.
Une initiative pour mieux vivre avec la technologie
Off February se distingue par son discours apaisé vis-à-vis de la technologie. Le mouvement ne condamne pas les réseaux sociaux, mais prône un usage plus réfléchi. L’objectif est d’échapper à une sollicitation permanente, souvent source d’une fatigue mentale diffuse. Les notifications incessantes et le défilement continu des écrans sont reconnus comme des sources de dispersion de l’attention et de surcharge cognitive.
Pour Diego Hidalgo, fondateur de l’initiative, cette pause volontaire permet de reprendre le contrôle sur son temps. Lors de plusieurs interviews avec des médias français, il met en avant la notion de « coût d’opportunité » : chaque heure passée sur les réseaux sociaux équivaut à une heure non consacrée au sommeil, à l’activité physique ou aux relations interpersonnelles. Off February s’inscrit dans une démarche préventive en santé mentale, valorisant des habitudes simples et durables.
Des effets concrets sur l’esprit et le quotidien
Les premiers retours, rapportés par plusieurs médias, mettent en lumière des effets rapides. Une amélioration de la qualité du sommeil est fréquemment observée, attribuée à la réduction du temps passé devant les écrans en soirée. De plus, la concentration semble s’améliorer, grâce à l’élimination des interruptions constantes des réseaux sociaux. Ces changements, bien que parfois subtils, contribuent à un sentiment d’apaisement mental général.
L’initiative promeut également des actions collectives positives. Par exemple, l’opération « Marcher au lieu de faire défiler » incite à remplacer le geste de faire défiler des contenus par une véritable promenade. Les organisateurs estiment que le défilement quotidien représente environ cent quatre-vingts mètres par jour, soit 5,04 kilomètres sur un mois. Ces marches, organisées dans plusieurs villes européennes, dont Madrid, illustrent une approche concrète et conviviale de la déconnexion, bénéfique tant pour le corps que pour la santé mentale.
Avec le soutien de cinquante-cinq organisations à travers quatre continents, le mouvement se veut inclusif et fédérateur. Il s’adresse à la fois aux adultes et aux adolescents, souvent exposés dès le plus jeune âge aux réseaux sociaux et aux écrans. Cette dimension collective renforce le sentiment de légitimité et de soutien, deux éléments essentiels pour ancrer des changements durables.