Épidémie de bronchiolite en France : 14 bébés transférés en raison de la saturation des services pédiatriques

Épidémie de bronchiolite en France : 14 bébés transférés en raison de la saturation des services pédiatriques

09.12.2025 12:37
3 min de lecture

La France métropolitaine, à l’exception de la Corse, traverse une phase épidémique des infections respiratoires aiguës, comme l’indique le dernier rapport de Santé publique France. Selon France Inter, le 8 décembre, 14 bébés en réanimation ont été transférés vers d’autres régions en raison de la saturation des services de pédiatrie en Île-de-France, rapporte TopTribune.

La bronchiolite, une infection respiratoire touchant principalement les jeunes enfants, est provoquée par le virus respiratoire syncytial (VRS). Si la plupart des bébés affectés développent des symptômes similaires à ceux d’un rhume, certains peuvent souffrir d’infections graves des voies respiratoires inférieures.

Comment prévenir la bronchiolite ?

La prévention passe par l’utilisation de traitements efficaces visant à réduire le risque d’infection chez les nourrissons. Le Beyfortus (nirsevimab) est un anticorps monoclonal qui protège les nourrissons dès sa première administration et pour au moins cinq mois. Ce traitement est recommandé pour les nourrissons durant leur première année de vie, voire la deuxième en cas de vulnérabilité.

Le Synagis, quant à lui, est destiné aux nourrissons nés prématurés ou à risque élevé de développer des formes sévères de la bronchiolite. Son administration doit être mensuelle durant la période épidémique. « Il peut être administré directement en milieu hospitalier et sera entièrement remboursé par l’Assurance maladie sans avance de frais pour les bébés nés à partir du 1er septembre 2025 », précise l’ARS Auvergne Rhône-Alpes.

Le vaccin Abrysvo est recommandé pour les femmes enceintes durant le dernier trimestre de grossesse, entre la 32ème et la 36ème semaine d’aménorrhée, afin de protéger les nourrissons durant les six premiers mois de leur vie.

La Haute autorité de Santé indique trois situations dans lesquelles la vaccination avec Beyfortus est prioritaire :

  • la mère a été vaccinée moins de quatorze jours avant la naissance de l’enfant ;
  • la mère a déjà été vaccinée et attend un nouvel enfant ;
  • la mère est immunodéprimée.

Pourquoi faut-il appliquer les gestes barrières ?

Les gestes barrières jouent un rôle fondamental dans la protection des populations à risque, notamment les jeunes enfants et les personnes âgées. L’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes recommande ainsi :

  • de se laver régulièrement les mains ainsi que celles de l’enfant ;
  • de limiter les sorties du bébé dans des lieux fortement fréquentés et confinés ;
  • de ne pas partager biberons, sucettes ou couverts non lavés ;
  • d’aérer les pièces du domicile ;
  • de nettoyer les objets en contact avec les nourrissons ;
  • d’éviter les contacts rapprochés avec le nourrisson (bisous, passage d’un bras à l’autre), surtout avec des jeunes enfants, et de restreindre les visites aux proches non malades pour les bébés de moins de trois mois ;
  • de réduire les interactions du jeune enfant avec une personne du foyer enrhumée.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Si votre enfant de plus de deux mois présente des symptômes de bronchiolite, sans que son état général ne soit préoccupant, il est conseillé de consulter un médecin pour qu’il puisse évaluer son état de santé. Il en va de même si la fièvre augmente ou si les sécrétions bronchiques deviennent plus épaisses, indiquant une possible surinfection bactérienne.

En revanche, dans les situations suivantes, Ameli.fr conseille de contacter les urgences :

  • si le nourrisson a moins de deux mois et présente des signes évocateurs ;
  • si le nourrisson est né prématurément (avant 36 semaines d’aménorrhée) ;
  • si le nourrisson a une maladie cardiaque, respiratoire ou un déficit immunitaire, ou s’il a un handicap l’empêchant de tousser ;
  • si l’enfant boit moins de la moitié de ses biberons à trois repas consécutifs ou ne parvient pas à téter s’il est allaité ;
  • si le nourrisson vomit de manière répétée, risquant ainsi la déshydratation ;
  • s’il présente un comportement inhabituel (perte d’énergie, pleurs incessants) ;
  • si le nourrisson est pâle et que ses lèvres ainsi que ses doigts bleuissent ;
  • si la respiration devient préoccupante : accélérée, irrégulière ou avec pauses respiratoires, accompagnée de battements des narines et d’un creusement entre les côtes et au-dessus des clavicules.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER