Endométriose : quatre signes annonciateurs à ne pas ignorer

Endométriose : quatre signes annonciateurs à ne pas ignorer

31.03.2026 07:37
2 min de lecture

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’endométriose, célébrée le 28 mars, la marque d’hygiène intime féminine Intimina met en lumière les signes cliniques pouvant indiquer cette affection. L’endométriose est une maladie fréquente qui touche 1 femme sur 10 en âge de procréer, mais son diagnostic peut prendre jusqu’à sept ans en France, rapporte TopTribune.

Les lésions liées à cette maladie possèdent des caractéristiques similaires à celles de la muqueuse utérine. Elles réagissent aux hormones ovariennes, se développant et saignant à chaque cycle menstruel. Parmi les signaux d’alarme les plus courants, les femmes identifient souvent des douleurs menstruelles importantes. Toutefois, des crampes abdominales peuvent toucher de nombreuses femmes, sans pour autant être liées à l’endométriose. Selon le Dr Susana Unsworth, spécialiste de la santé des femmes pour Intimina, « Si la douleur vous empêche de vous adonner à vos activités quotidiennes et que les antidouleurs habituels deviennent moins efficaces, ou qu’elle apparaît avant vos règles, vous pourriez souffrir d’endométriose. »

Le Dr Unsworth relève également quatre autres symptômes qui doivent inciter à consulter un médecin : douleurs persistantes pendant ou en dehors des menstruations, douleurs lors des rapports sexuels, troubles digestifs et urinaires, ainsi que saignements anarchiques.

Comment est posé le diagnostic ?

Le diagnostic de l’endométriose s’effectue à travers un interrogatoire approfondi de la patiente. Des questions sont posées concernant la nature, l’intensité, la fréquence et la durée de la douleur. Par ailleurs, les troubles connexes, tels que les douleurs pendant les rapports sexuels et les problèmes digestifs, sont également examinés. Un examen clinique et une échographie pelvienne constituent les étapes initiales du diagnostic, suivies éventuellement d’une IRM. Ces examens doivent être pratiqués par des radiologues expérimentés dans le domaine, étant donné que certaines lésions peuvent ne pas être visibles par imagerie.

Un diagnostic salivaire bientôt disponible pour toutes ?

Sur le plan diagnostique, l’Endotest de Ziwig émerge comme une avancée prometteuse. Actuellement disponible dans 100 centres spécialisés en France, « l’Endotest repose sur l’analyse génétique des microARN présents dans la salive pour détecter les biomarqueurs associés à l’endométriose. Ce test représente une alternative non invasive aux méthodes actuelles, souvent coûteuses et inconfortables », souligne le CHU de Lyon, centre spécialisé pour cette innovation.

Ce diagnostic est particulièrement bénéfique pour les femmes présentant des symptômes évocateurs d’endométriose sans confirmation par imagerie. « Dans ces cas, la cœlioscopie reste la seule méthode de diagnostic fiable. L’Endotest pourrait transformer le parcours de soins, en réduisant les délais de diagnostic et en limitant le recours à la chirurgie exploratoire », avancent les hospices civils de Lyon. Le dispositif est encore en cours d’évaluation, avec une étude observationnelle à venir pour en mesurer l’impact clinique.

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