En 2027, un mode de paiement ne sera plus accepté pour le règlement de vos impôts.

En 2027, un mode de paiement ne sera plus accepté pour le règlement de vos impôts.

16.02.2026 08:56
2 min de lecture

À compter de l’été 2027, le paiement des impôts par chèque ne sera plus possible en France. Cette annonce du Trésor public marque une rupture significative pour de nombreux contribuables habitués à cette méthode. Cette initiative s’inscrit dans une démarche globale de numérique, justifiée par l’amélioration de l’efficacité des systèmes de paiement électroniques, couplée à une chute marquée de l’usage des chèques, rapporte TopTribune.

L’accélération de la numérisation

À l’été 2027, le dernier centre de traitement des chèques à Rennes fermera ses portes, après la fermeture précédente de ceux de Lille et de Créteil en 2023. Une information révélée par Le Monde, and confirmée par TF1info après validation par la Direction générale des finances publiques (DGFiP). D’après Le Figaro, les paiements par chèque resteront temporairement acceptés dans les guichets locaux des finances publiques, offrant une marge de manœuvre aux contribuables en cette période de transition.

En août 2025, la DGFiP avait déjà montré son intention de réévaluer l’acceptation des chèques comme mode de paiement. Cette volonté a été concrétisée par l’adoption du budget 2026, validé par l’article 49.3 de la Constitution par Sébastien Lecornu. Ce budget stipule qu’à partir de mars prochain, les professionnels devront se conformer à de nouvelles méthodes de paiement, soulignant ainsi l’urgence adoptée pour s’adapter à cette nouvelle réalité.

Les données indiquent une chute du chèque

Au fil des années, l’utilisation des chèques a connu un déclin dramatique. En 2025, le Trésor public a enregistré seulement 33 millions de chèques, représentant une baisse de 72 % comparé à une période de onze ans. Actuellement, le chèque ne constitue plus que 4,5 % des transactions auprès du Trésor public, alors qu’en 2000, il représentait 37 %. Cela illustre l’érosion significative de ce mode de paiement.

Face à ce déclin, la directrice générale de la DGFiP a pris la décision de ne pas réinvestir dans le traitement des chèques, citant un taux de fraude élevé et des contrôles de chèques renforcés. Elle a affirmé dans Le Monde : « La question se posait de réinvestir ou non dans cet outil. En conscience, j’ai donné la priorité à d’autres investissements, et choisi d’accélérer la décrue du chèque. »

Options alternatives et implications de ce changement

Pour palier la disparition des chèques, plusieurs alternatives sont mises en avant. En accord avec la législation européenne, qui vise à renforcer la traçabilité des paiements, il est désormais possible d’effectuer ses paiements en ligne via les portails personnels ou professionnels sur le site des finances publiques, ou encore par le biais de virement simplifié via PayFip.gouv.fr. Des discussions se poursuivent à Bercy concernant la solution Wero, envisagée comme un équivalent européen de PayPal, Visa et Mastercard.

Cette évolution suscite des préoccupations, principalement parmi les particuliers et les usagers les plus vulnérables. Selon Sandra Demarcq du syndicat Solidaires Finances publiques, « La dématérialisation est adaptée à un public autonome, mais elle risque de défavoriser nos usagers en situation de précarité, âgés, peu à l’aise avec les outils informatiques ou n’ayant pas accès à internet. » Ces groupes ont donc jusqu’à l’été 2027 pour s’adapter, bien qu’une solution temporaire soit toujours envisageable via les guichets locaux.

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