Emmanuel Macron dénonce le mouvement La France insoumise pour des expressions antisémites
Emmanuel Macron a condamné le mouvement La France insoumise (LFI), qualifié de « d’extrême gauche », en raison d’émergence de « des expressions antisémites » qui, selon lui, « doivent être combattues ». Ces déclarations ont été faites lors d’un entretien accordé à Radio J le vendredi 13 février 2026, et publiées ce dimanche 15 février 2026, rapporte TopTribune.
« Je crois qu’il n’y a pas tellement de mystère pour dire qu’ils sont à l’extrême gauche », a déclaré le chef de l’État, soulignant que le mouvement contrevient à des « principes fondamentaux de la République » en ce qui concerne sa position sur l’antisémitisme.
Je constate que dans les positions qu’ils prennent, en particulier sur l’antisémitisme, ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République.
Une législation en vue contre l’antisémitisme
Cette classification par le ministère de l’Intérieur est contestée par LFI. Emmanuel Macron a affirmé : « Il y a clairement des expressions antisémites qui émergent, qui doivent être combattues, d’où qu’elles soient ». Il a également signalé que des membres du Rassemblement national (RN) tiennent des discours contraires aux principes républicains.
Lors d’un hommage à Ilan Halimi, jeune Juif victime de séquestration et de torture en 2006, le président a évoqué « l’hydre antisémite » qui s’immisce « dans chaque interstice » de la société, en plaidant pour une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus coupables d’actes antisémites. « Le gouvernement va présenter un tel texte », a-t-il ajouté, convaincu que cette loi pourra être adoptée avant 2027.
Mise en garde adressée à Bruno Retailleau
S’interrogeant sur les récents propos de Rima Hassan, eurodéputée LFI visée par une plainte après un message sur X, Macron a précisé que des circulaires pénales étaient mises en place pour lutter contre l’antisémitisme. « Ces mesures seront donc appliquées », a-t-il soutenu.
Face aux commentaires de Bruno Retailleau sur « les dérives de l’État de droit », le président a mis en garde : « Il faut parfois changer des règles, donc l’état du droit, mais il faut faire très attention à l’État de droit parce qu’il nous garantit la possibilité de vivre libre et ensemble ». Macron a souligné l’importance du respect des contre-pouvoirs dans la gestion des problèmes actuels.
Il ne faut pas […] mettre en l’air notre Constitution ou donner le sentiment aux Français que leurs problèmes viendraient de là.
Source : AFP.