Emmanuel Macron face aux critiques : un projet de label pour les médias suscite des inquiétudes

Emmanuel Macron face aux critiques : un projet de label pour les médias suscite des inquiétudes

03.12.2025 09:26
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Emmanuel Macron face aux critiques sur sa proposition de « label » pour les médias

Pour lutter contre la désinformation, Emmanuel Macron a proposé que des journalistes attribuent un label aux médias jugés « sérieux ». Cette initiative a rapidement suscité l’opposition de la droite et du Rassemblement National (RN), notamment de la part de Marine Le Pen et David Lisnard, ainsi qu’Éric Ciotti, rapporte TopTribune.

Les accusations ne se sont pas faites attendre, les opposants dénonçant une prétendue « dérive autoritaire » d’un président qualifié d’« apprenti dictateur ». Ceux-ci affirment qu’il chercherait à contrôler l’information en imposant une forme de censure. Bruno Retailleau a même lancé une pétition en défense de la liberté d’expression, critiquant le président comme un « censeur en chef », alors qu’il occupait auparavant le poste de ministre de l’Intérieur.

La ministre de la Culture, Rachida Dati, a eu des difficultés à dissiper cette polémique, montrant ainsi les tensions au sein de la droite. Emmanuel Macron a précisé que la création d’un label par des professionnels ne reviendrait en aucun cas à un contrôle de l’État sur l’information, une accusation qu’il a qualifiée de « faux procès » orchestré par les médias du groupe Bolloré. Ces derniers ont incité des élus de droite à s’allier avec l’extrême droite sur cette question, soulignant une désinformation politique orchestrée.

La question demeure : est-il judicieux d’instaurer un label par des journalistes ? La réponse semble nuancée. Il existe déjà un cadre international connu sous le nom de « JTI », établi par 130 experts, qui a été lancé il y a sept ans par l’ONG Reporters sans frontières. Plus de 2000 médias à travers le monde, dont 17 en France tels que Radio France, ont obtenu cette certification. Bien que ce système soit considéré comme sérieux et vertueux, il ne prévient pas la consommation de « fake news » sur des plateformes comme Instagram et TikTok, signalant ainsi les défis que le journalisme doit relever face à l’essor de la désinformation à l’âge de l’intelligence artificielle et des réseaux sociaux omniprésents.

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