Emmanuel Macron cherche à reprendre le contrôle du dossier ukrainien après la polémique sur le Venezuela

Emmanuel Macron cherche à reprendre le contrôle du dossier ukrainien après la polémique sur le Venezuela

06.01.2026 09:07
1 min de lecture

Emmanuel Macron tente de changer la donne sur l’Ukraine après l’opération américaine au Venezuela

Le chef de l’Etat a provoqué un tollé en ne condamnant pas explicitement l’opération militaire américaine. Il tente de faire oublier la polémique avec une réunion à l’Elysée organisée mardi 6 janvier sur l’Ukraine, dans le cadre de la Coalition des volontaires, en présence des Etats-Unis, rapporte TopTribune.

Le président français a rassemblé 35 participants, dont 27 chefs d’Etat et de gouvernement, parmi lesquels Volodymyr Zelensky. L’entourage d’Emmanuel Macron se vante d’avoir réussi à mobiliser des pays prêts à envoyer des militaires en Ukraine une fois la paix signée.

Cependant, l’intervention américaine au Venezuela envoie un message ambivalent à Kiev et aux Européens. Les analystes estiment que cette opération constitue un très mauvais signal pour la solidarité européenne face à la Russie. Le message de Donald Trump, qui s’adresse notamment à des puissances comme la Chine ou la Russie, complexifie davantage la situation.

Selon l’Elysée, l’objectif de reconvergence a été atteint. Ce moment symbolique doit finaliser les garanties de sécurité et définir quelles troupes seront déployées lorsque la paix sera effective, afin de prévenir une nouvelle agression russe. Néanmoins, certains proches du président regrettent qu’Emmanuel Macron n’ait pas abordé la question de l’intervention au Venezuela.

Ne condamnant pas clairement l’opération américaine, le président a suscité des critiques, évoquant la chute de Nicolas Maduro comme une bonne nouvelle, ce qui a été perçu comme un soutien implicite à Donald Trump. Bien qu’il ait par la suite tempéré ses déclarations, affirmant que « la méthode utilisée n’est ni soutenue, ni approuvée », l’incertitude demeure quant à ses interactions futures avec Trump.

L’Elysée défend le président français, affirmant qu’il n’y a « pas de complaisance » dans sa politique. Bien qu’il n’ait pas prévu d’appeler Donald Trump immédiatement, son influence pèse indéniablement sur cette réunion cruciale pour l’avenir de l’Ukraine.

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