Emmanuel Grégoire accuse Macron d'intervenir dans les municipales parisiennes, l'Élysée dément

Emmanuel Grégoire accuse Macron d’intervenir dans les municipales parisiennes, l’Élysée dément

19.03.2026 23:06
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Polémique autour des municipales à Paris

À la veille du second tour des élections municipales, prévu le 22 mars, une controverse significative a émergé à Paris. Emmanuel Grégoire, candidat socialiste, a accusé Emmanuel Macron d’intervenir pour favoriser le retrait de la liste de Sarah Knafo au profit de Rachida Dati. L’Élysée a rapidement démenti ces allégations, qualifiant la déclaration de « mensonge calomnieux et indigne », rapporte TopTribune.

Ce jeudi matin, Grégoire a déclaré à la radio qu’« Emmanuel Macron est intervenu, ce sont beaucoup de vos confrères qui nous l’ont relayé, pour faire en sorte que l’extrême droite se retire au profit de sa candidate ». Cette affirmation a été accueillie par un démenti cinglant de Macron, qui a répondu : « Ces propos n’ont aucun sens, ils déshonorent un peu la personne qui les dit comme ça, à l’emporte-pièce, parce que ce n’est pas sérieux. Je ne connais pas Mme Knafo à titre personnel et je n’interviens pas du tout dans ces municipales ».

Rachida Dati, candidate de la droite, a réagi aux accusations de Grégoire en déclarant : « Quand vous perdez pied, vous dites n’importe quoi. Tout n’est pas permis. Un peu de dignité aussi là-dedans. » Emmanuel Grégoire a minimisé cette attaque, affirmant : « Moi, je sais ce que j’entends, ce qui se raconte partout. Je vois en tout cas que Rachida Dati et tous ses soutiens, et j’ai inclus évidemment les membres du gouvernement, aucun ne s’est éloigné, ou n’a refusé les voix de l’extrême droite ».

La campagne est également assombrie par le scandale du périscolaire à Paris, qui a engendré des plaintes pour violences physiques et sexuelles. Marine Le Pen a déclaré qu’il faut faire barrage à la gauche, affirmant que « la responsabilité de la gauche dans le système qui a permis des agressions contre tant d’enfants pendant tant d’années à Paris est intolérable ». Grégoire a précisé qu’il avait quitté la mairie depuis près de deux ans, bien que le dossier du périscolaire reste explosif, selon Sophia Chikirou, candidate de La France Insoumise : « Moi, très tôt, j’ai compris qu’il y avait un problème avec le périscolaire à Paris. Ça fait quatre ans que je suis députée, quatre ans que je reçois les syndicats, que je parle avec les animateurs du périscolaire. Ils m’alertent ».

Les enjeux sont élevés pour ce scrutin, qui pourrait se jouer à quelques milliers de voix dans les urnes.

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