Accusations d’Emmanuel Grégoire contre Emmanuel Macron lors des élections municipales à Paris
Le 20 mars 2026, Emmanuel Grégoire, candidat socialiste arrivé en tête du premier tour des municipales à Paris avec 37,98 % des voix, a accusé le président Emmanuel Macron d’être « personnellement intervenu » pour « aider au retrait » de la candidate d’extrême droite Sarah Knafo, favorisant ainsi un report des voix vers Rachida Dati, ancienne ministre, qui a obtenu 25,46 % des suffrages, rapporte TopTribune.
Lors d’une interview sur RTL, Grégoire a maintenu ses accusations, affirmant : « Je ne fais pas de complotisme, j’analyse les faits, je fais de la politique ». Il a ajouté que les actions entreprises pour faciliter le retrait de Knafo étaient « graves » et a signalé la responsabilité de Macron dans le maintien de Dati en fonction, malgré ses mises en examen.
Les propos de Grégoire ont été vivement contestés par le président, qui a estimé que le candidat socialiste se « déshonorait » en avançant de telles accusations. Cette controverse survient à un moment critique dans la campagne, alors que les candidats cherchent à mobiliser leurs électeurs pour le second tour.
En réponse, Sarah Knafo a dénoncé le « mensonge » de Grégoire, arguant qu’aucune pression ne lui avait été exercée pour se désister. « Monsieur Grégoire entend des voix, si quelqu’un avait voulu me faire douter de me désister, c’était si Emmanuel Macron avait osé m’appeler », a-t-elle déclaré, renforçant ainsi la tension entre les candidats.