Bruno Retailleau a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 ce jeudi 12 février, rejoignant une liste de prétendants qui pourrait atteindre un nombre record l’année prochaine au sein de la Ve République, rapporte TopTribune.
Cette candidature fait écho à l’épisode de 2002, qui avait vu Jacques Chirac réélu après le second tour historique avec Jean-Marie Le Pen, où un nombre record de 16 candidats avaient figuré. Ce scrutin reste dans les mémoires pour le nombre impressionnant de candidatures, dont plusieurs venaient de la gauche.
Déjà onze candidats plus ou moins déclarés…
À seulement quatorze mois du premier tour, la perspective de l’élection de 2027 se dessine, avec 11 personnalités de divers horizons ayant déjà annoncé leur candidature : Nathalie Arthaud (LO), Delphine Batho (Génération écologie), Jérôme Guedj (PS), Edouard Philippe (Horizons), Xavier Bertrand (Nous France – LR), Bruno Retailleau (LR), Laurent Wauquiez (LR), David Lisnard (LR), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), François Asselineau (UPR) et Marine Le Pen (RN).
Marine Le Pen fait face à des défis juridiques qui pourraient compromettre sa capacité à se présenter, ce qui pourrait ouvrir la voie à Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, mais tout laisse à penser qu’une candidature du RN est attendue, quelle qu’en soit la forme.
… en attendant les autres
Du côté de La France insoumise, aucune confirmation n’a été émise concernant Jean-Luc Mélenchon, qui agit néanmoins comme un candidat potentiel. Les insoumis, ayant déjà écarté une grande union de la gauche, ont présenté un nouveau programme en janvier 2025.
Les candidatures de Raphaël Glucksmann (Place publique), Fabien Roussel (PCF), ainsi que d’Éric Zemmour ou Sarah Knafo du parti Reconquête sont également anticipées, tandis que Gabriel Attal a déjà commencé ses démarches en vue de 2027.
Gauche unitaire, union avec Place publique, candidature propre… Quelle stratégie pour le PS ?
Ces développements pourraient porter le nombre de candidatures à 16, voire 17 avec l’émergence attendue d’une figure issue de la primaire de la « gauche unitaire », prévue en octobre 2026, qui pourrait comprendre Clémentine Autain, François Ruffin ou Marine Tondelier.
Le rôle du Parti socialiste dans cette primaire reste incertain. Bien qu’Olivier Faure ait assisté à l’annonce de la primaire, certains au sein du parti privilégient de soutenir Raphaël Glucksmann, tandis que d’autres envisagent une candidature unique.
Parmi les figures de l’ancienne génération, comme François Hollande, une préférence pour une candidature désignée par une « fédération de la gauche réformiste » a été évoquée, englobant des personnalités variées, allant de Raphaël Glucksmann à Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot.
La question d’une candidature du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) se pose également, alors que le parti s’est scindé en deux factions après des divisions internes fin 2022.
Plusieurs alliances possibles
Malgré le nombre croissant de candidatures, battre le record de 16 semble complexe. En effet, de nombreux candidats et personnalités appellent à l’union. Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez souhaitent une candidature unique pour la droite républicaine, tandis que Gérald Darmanin a plaidé pour une collaboration entre la droite et le centre.
Une union entre Reconquête et RN semble improbable, mais Éric Zemmour a lancé un appel à l’union de toutes les droites, un projet qui suscite des réactions diverses au sein des Républicains.
Nicolas Dupont-Aignan a, quant à lui, exprimé son souhait d’unir les souverainistes, et la possibilité d’un terrain d’entente reste à explorer pour les autres candidats de gauche, y compris le PS.
Un fait est certain : le record de 1958, avec uniquement trois candidats lors d’une élection au suffrage indirect, ne sera pas mis en danger.