Ejaculation précoce et stress : comment sortir du cercle vicieux ?

Ejaculation précoce et stress : comment sortir du cercle vicieux ?

05.10.2025 06:23
1 min de lecture

L’éjaculation prématurée, souvent liée à un stress de performance et à un manque de confiance en soi, comporte une dimension psychologique considérable. En 2021, le Dr Francis Collier, ancien directeur du diplôme de sexologie à l’université de Lille, avait souligné que « la plupart des hommes concernés sont des anxieux », rapportent TopTribune.

Ce phénomène engendre un cercle vicieux : l’angoisse de l’éjaculation prématurée génère une intensification du stress lors des rapports, ce qui accélère inévitablement le processus d’éjaculation.

Comment briser le cercle ?

Nadia Morand, sexologue clinicienne, affirme que « souvent lorsqu’ils y sont confrontés, les hommes cherchent à se concentrer sur leur pénis pour retenir leur éjaculation ». Cette stratégie se révèle contreproductive ; en se focalisant sur une seule partie de leur corps, ils amplifient sensations et excitation, ce qui stimule le système nerveux autonome et favorise l’orgasme prématuré.

Une autre méthode peu efficace est l’idée reçue selon laquelle les hommes devraient penser à des choses désagréables durant l’acte. « Le but reste quand même de prendre du plaisir », rappelle Morand, ajoutant que cela pourrait également augmenter le stress.

Comment repousser l’éjaculation ?

Lorsque le stress provient de facteurs externes à la sexualité, « il est important de le traiter », conseille la sexologue. Cependant, quel que soit le contexte, elle suggère d’adopter une approche plus globale lors des rapports : « s’entraîner à porter son attention de manière plus large sur toute la peau, sur les autres stimuli (odeurs, goûts, sons) et non pas seulement sur le pénis ».

Il est possible de suivre une thérapie Cognitive Behavioral Stress Management (CBSM) sur une période de 8 à 12 semaines, ce qui représente un travail en profondeur pour réduire le stress global. Travailler sur le périnée et renforcer les muscles de cette zone peut également permettre un meilleur contrôle et une plus grande rétention.

Morand ajoute qu’il est essentiel d’interroger les patients sur leur manière de pratiquer la masturbation. « Si celle-ci ne consiste qu’en une recherche de décharge rapide, il peut être utile de ‘s’entraîner’ à prendre son temps » pour ensuite reproduire cette approche avec un ou plusieurs partenaires. « Les gens se mettent trop la pression pour avoir des rapports sexuels ‘normaux’ alors que cela n’existe pas », insiste-t-elle, en précisant que « la pénétration ne doit pas être obligatoire », et que « l’éjaculation ne doit pas forcément signer la fin du rapport ». L’important est que tous les partenaires soient enthousiastes et prennent du plaisir.

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