Un changement majeur a eu lieu au sein du gouvernement français avec la nomination d’Édouard Geffray comme ministre de l’Éducation nationale le 12 octobre 2025, dans le cadre du gouvernement Lecornu II. Cette décision survient après une transition agitée menée par l’ex-première ministre Elisabeth Borne, qui face à la nécessité de suspendre sa réforme des retraites, a rencontré des difficultés pour solidifier son autorité au sein du cabinet, rapporte TopTribune.
Édouard Geffray, expert dans le domaine de l’éducation, succède à son prédécesseur dans un ministère où les attentes sont considérables. Ce changement marque la huitième nomination à ce poste depuis 2017. Bien que son nom ne soit pas largement reconnu par le grand public, Geffray a occupé le rôle de directeur général de l’enseignement scolaire de 2019 à 2024, apportant une expérience précieuse dans la gestion des questions éducatives.
Un parcours administratif solide
Né le 2 octobre 1978 à Épinay-sur-Seine, Édouard Geffray est diplômé en histoire économique et titulaire d’un diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris. Formé à l’École nationale d’administration (ENA), il a exercé au Conseil d’État jusqu’en 2012 avant d’assumer des fonctions juridiques et de se distinguer en tant que secrétaire général de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).
Geffray a brièvement été directeur de cabinet de François Bayrou, alors ministre de la Justice, durant deux mois en 2017. Par la suite, il a pris en charge les ressources humaines au ministère de l’Éducation nationale, avant d’évoluer vers la direction générale de l’enseignement scolaire, un poste qu’il a occupé à partir de 2019 jusqu’à sa récente nomination.
Ayant une connaissance approfondie du système éducatif français, Geffray entre à un poste exigent, où les défis contemporains de l’éducation requièrent une réponse rapide et efficace. La communauté éducative et les décideurs attendent de lui de concrétiser des solutions adaptées aux enjeux actuels, tout en maintenant l’intégrité et l’équité au sein du secteur public.