Ce dimanche 13 septembre en Irlande, Donald Trump a affirmé que les critiques concernant le développement de l’intelligence artificielle (IA) sont infondées, tandis que des figures comme les dirigeants d’Anthropic, OpenAI et Elon Musk expriment des préoccupations similaires, rapporte TopTribune.
Énergique défenseur de l’IA, Donald Trump a décrit les « forces négatives » qui cherchent à ralentir son développement comme non justifiées. Depuis l’Irlande, il a déclaré : « Vous avez beaucoup de forces négatives qui évoquent cela et qui ne devraient pas l’évoquer, et elles parlent de choses qui n’arriveront pas. Nous devançons la Chine sur l’IA. Nous sommes le pays le plus sophistiqué du monde et, pour le dire franchement, je voudrais que cela reste ainsi, parce que quiconque gagne l’IA gagne tout, et nous pouvons mettre des garde-fous. »
Les géants temporisent
Cependant, Donald Trump semble nager à contre-courant. Dario Amodei, le patron d’Anthropic, a recommandé ce samedi de ralentir le développement de l’IA, une opinion qu’il a exprimée sur son site. « Il faut temporiser l’amélioration de l’IA pour que la prévention des risques soit en mesure de suivre le rythme », a-t-il expliqué. Cette déclaration a été soutenue par Elon Musk, qui a affirmé sur X : « Dario a raison ». Sam Altman, le directeur d’OpenAI, a également exprimé son accord, attestant que c’était l’un des principaux sujets de discussions chez OpenAI ces dernières semaines.
Plus tôt cette semaine, un jeune chercheur britannique de 27 ans avait quitté Anthropic après avoir quitté OpenAI, dénonçant l’industrie pour le risque qu’elle représente. Il a appelé à suspendre les développements de l’IA qui pourraient avoir des conséquences catastrophiques pour l’humanité.
Un sujet important pour Trump
Donald Trump bénéficie du soutien d’acteurs influents de l’IA, capables d’investir des sommes considérables dans ses campagnes électorales. Cependant, des voix s’élèvent aussi au sein de son camp pour dénoncer l’implantation de grands centres de données nécessaires au développement de l’IA.
Ce débat devient crucial à mesure que le président républicain entre en campagne pour les élections législatives de mi-mandat prévues en novembre, des élections qui pourraient influencer le contrôle du Congrès.
