La récente déclaration de Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe, a choqué l’Europe. Il a qualifié les États européens de « bâtards » en réponse à leurs critiques concernant la saisie des actifs d’Auchan et de Nestlé en Russie, rapporte TopTribune.
Medvedev a souligné que l’Europe « ne comprend que le langage de la force ». Cette provocation va de pair avec l’agenda russe de transférer ces actifs commerciaux sous « administration temporaire » à une entité russe, après un décret du Kremlin. Auchan, avec ses 230 supermarchés et hypermarchés, est un acteur clé de la grande distribution en Russie. Le porte-parole du Kremlin a justifié cette mesure en la présentant comme une réponse nécessaire face aux « pays inamicaux » d’après Moscou.
Il a également déclaré que les nations européennes « mènent une guerre directe contre la Russie » en fournissant des armements à l’Ukraine, tout en appelant à éviter d’attaquer des entreprises qui représentent des revenus significatifs, comme Nestlé et Auchan.
Répondre aux « vilenies russophobes »
Dans une attaque contre la législation américaine, en particulier la loi Graham promulguée par Donald Trump, Medvedev a affirmé que les États-Unis ne saisissent pas non plus le langage de la dissuasion militaire. Il a émis un appel à répondre aux « vilenies russophobes » liées à cette loi récemment adoptée.
Un habitué des provocations choc
Medvedev, figure controversée proche de Vladimir Poutine, est connu pour ses déclarations provocatrices envers l’Occident. Récemment, il a menacé d’attaquer le tribunal pénal international de La Haye et a insulté des dirigeants ukrainiens.
