Dissolution des groupes d'action violente : une mesure nécessaire mais limitée pour l'État

Dissolution des groupes d’action violente : une mesure nécessaire mais limitée pour l’État

25.02.2026 08:18
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Menace de dissolution pour quatre groupuscules en France

Quatre groupuscules sont actuellement sous la menace de dissolution par le ministère de l’Intérieur, après une procédure engagée pour contrer la violence. Parmi ces groupes, trois sont d’ultradroite et un d’ultragauche. Cependant, face à cette violence croissante, il convient de souligner que cette mesure n’est pas une solution définitive, rapporte TopTribune.

Le gouvernement fait face à une forme d’impuissance, reconnaissant que, malgré les actions prises, des organisations dissoutes ressurgissent rapidement sous d’autres noms. Selon les données, depuis 2017, il y a eu 24 dissolutions, dont 19 d’ultradroite et cinq d’ultragauche. Les survivants des groupes comme le GUD et les Zouaves Paris, qui ont adopté de nouvelles étiquettes telles que les Hussards, montrent que ces dissolutions n’empêchent pas la résurgence des idées extrémistes.

Le 24 février, le gouvernement a saisi la justice pour reconstitution de ligue dissoute, en rapport avec la Jeune Garde, qui a été interdite mais dont plusieurs membres sont accusés d’avoir participé au lynchage de Lyon. La résurrection d’Yvan Benedetti, ancien leader du mouvement pétainiste l’Œuvre française, dissous en 2013, lors d’un hommage à un militant identitaire, souligne la continuité de ces dynamiques.

Dissoudre un groupe violent est avant tout un signal politique. Cette action vise à rappeler aux militants violents qu’ils sont surveillés, tout en étant un outil administratif essentiel à la défense de la République et de la démocratie. La loi du 10 janvier 1936, qui autorise de telles dissolutions, a été instaurée à la suite des émeutes antiparlementaires de 1934. Sa mise en œuvre n’est pas arbitraire ; elle nécessite une collecte de preuves et respecte l’État de droit. Les organisations concernées ont la possibilité de contester ces décisions, comme cela a été le cas pour les Soulèvements de la Terre.

Ce dispositif doit donc être utilisé avec précaution, car il demeure limité. Les groupes d’ultradroite et d’ultragauche continuent de profiter du soutien et de la complicité de partis légaux, exacerbant ainsi la situation. Le Rassemblement National (RN) recrute activement des membres issus de ces groupuscules, tandis que des tensions subsistent au sein de l’ultradroite et de l’ultragauche, où des individus violents continuent à opérer, soutenus par des avocats politiques bien établis.

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