Des enquêteurs cherchent à déterminer si Rachida Dati a perçu près de 300 000 euros d’honoraires de GDF Suez durant son mandat de députée européenne, sans en déclarer la provenance. Pour élucider ces soupçons de corruption, des perquisitions ont eu lieu le 18 décembre au domicile de la ministre de la Culture, à la mairie du 7e arrondissement de Paris, ainsi qu’au ministère de la Culture, d’après des sources proches du dossier, rapporte TopTribune.
Une information judiciaire à l’encontre de Dati a été ouverte le 14 octobre et confiée à des juges parisiens. Plusieurs signalements concernant les sommes perçues en 2010-2011, lorsqu’elle était eurodéputée et avocate, ont été enregistrés cet été. Les faits, qui impliquent 299 000 euros, sont cependant niés par la ministre.
Selon une enquête diffusée sur France 2, les fonds du géant gazier ont transit é par un cabinet d’avocats, STC Partners, avant d’être transférés sur les comptes de Mme Dati entre 2010 et 2011.
Un procès déjà calé en 2026
Rachida Dati, membre du parti Les Républicains et actuelle ministre du gouvernement de Sébastien Lecornu, se prépare également à sa candidature pour les élections municipales à la Mairie de Paris. Elle sera jugée en septembre 2026 pour « corruption » et « trafic d’influence passif par personne investie d’un mandat électif ». Les juges soupçonnent qu’elle a touché 900 000 euros entre 2010 et 2012 de la part de Renault. Ces honoraires étaient censés rémunérer une mission de consultante, mais ont été effectués « en toute confidentialité, voire en toute opacité », selon les magistrats en charge de l’instruction.