Des orphelins ukrainiens accueillis dans le Gers pour des vacances loin des combats

Des orphelins ukrainiens accueillis dans le Gers pour des vacances loin des combats

13.08.2025 06:43
2 min de lecture

L’association France Ukraine Lomagne Gersoise accueille pendant deux semaines un groupe de 21 orphelins ukrainiens dans le Gers. Soutenu par la préfecture, ce séjour permet aux enfants de découvrir le Sud-Ouest, tout en leur offrant une parenthèse loin des horreurs de la guerre, rapporte TopTribune.

Éclats de rire, éclaboussures et plongeons marquent la journée au bord du lac du camping des 3 vallées de Lectoure, ce lundi 11 août. Arrivés vendredi dernier, ces enfants âgés de 9 à 15 ans découvrent la France pour la première fois. Pour eux, cette scène revêt une importance vitale, offrant un répit à des vies marquées par la tragédie. « Certains ont perdu un père ou une mère au combat, d’autres leurs deux parents », confie André Galoix, fondateur de l’association France Ukraine Lomagne Gersoise. « L’objectif c’est de leur faire oublier pendant un instant les horreurs qui se déroulent dans leur pays. »

Une initiative gersoise

Après un premier séjour organisé l’année dernière pour 16 enfants, l’association basée à Lectoure a répété cette initiative, toujours en lien avec des organismes ukrainiens. « L’accueil et le financement sont entièrement portés par France Ukraine grâce à l’aide de nos généreux partenaires », précise André Galoix. « On travaille avec des clubs Rotary, qui nous aident à identifier les enfants et organiser le départ. »

Pour encadrer ces jeunes adolescents, l’association bénéficie de l’appui de quatre accompagnatrices, dont Katarina, 37 ans, professeure de français en Ukraine. « C’est la deuxième fois que je viens ici avec les enfants, je suis ici pour faciliter la communication. C’est beau de les voir sourire, ce séjour leur permet de retrouver un quotidien normal. »

« C’est bien d’être avec des enfants comme moi »

Depuis leur arrivée, les jeunes ukrainiens vivent des moments intenses. « Hier, on a joué au basket-ball, j’ai adoré, et aujourd’hui, la baignade au lac, c’est encore mieux », raconte Egor, 15 ans, avec un large sourire. Victoria, 15 ans également, enchaîne: « On a aussi visité une ferme, vu un concert de blues… mais avec cette chaleur, je préfère être ici dans l’eau. » D’autres sorties, comme des excursions à Toulouse ou à l’océan, sont également prévues.

Éloignés des sirènes et des bombardements, ces enfants savourent chaque instant. « Ici je peux enfin dormir en paix », témoigne Alisa, 14 ans. « Je suis vraiment heureuse et reconnaissante d’être là ! » Un sentiment partagé par tous. Cependant, dès que la guerre est évoquée, une ombre passe sur leurs visages. « Au début, c’était très difficile. C’est triste à dire mais maintenant, on s’y est habitués », ajoute Egor.

Au-delà des activités ludiques, ce séjour offre aussi un véritable soutien émotionnel, apportant une présence réconfortante au milieu de leur douleur. « Je ne connaissais personne avant de venir, mais on a créé un lien fort en très peu de temps », confie Alisa. « On est là pour se soutenir, c’est bien d’être avec des enfants comme moi, qui comprennent ce que je vis. On parle de tout ça, ce qui permet de se libérer d’un poids. On se sent plus légers. »

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