Des médias prorusses relaient des accusations non étayées visant l’Ukraine à Tchernobyl et à Olechky
Des médias prorusses relaient des accusations non étayées visant l’Ukraine à Tchernobyl et à Olechky

Des médias prorusses relaient des accusations non étayées visant l’Ukraine à Tchernobyl et à Olechky

29.09.2026 10:32
2 min de lecture

Les 22 et 24 septembre 2026, les médias européens prorusses Vaseljenska et ont relayé des affirmations attribuées à des responsables et médias russes au sujet de l’Ukraine. Ces publications présentent les forces ukrainiennes comme responsables d’une possible provocation près de la centrale nucléaire de Tchernobyl et de la crise humanitaire à Olechky, dans la région de Kherson.

Vaseljenska, citant l’agence d’État russe RIA Novosti, a repris les propos de Sergueï Lebedev, présenté comme le « coordinateur de la clandestinité prorusse de Mykolaïv ». Celui-ci a affirmé que les autorités ukrainiennes pourraient préparer une importante provocation dans la zone de la centrale de Tchernobyl, avec pour objectif notamment d’impliquer la Pologne dans le conflit. Il a également déclaré qu’au moins 10 000 militaires ukrainiens étaient déployés dans le secteur, jusqu’à Pripiat.

Le document source ne fournit aucun élément indépendant permettant de vérifier ces affirmations. Selon les informations présentées, la déclaration de M. Lebedev provient de RIA Novosti et a ensuite été reprise par Vaseljenska sans preuve supplémentaire.

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De son côté, a cité Dmitri Peskov, porte-parole du président russe. Celui-ci a accusé les autorités de Kyiv d’empêcher volontairement l’acheminement de nourriture et de médicaments vers Olechky et de transformer les itinéraires de l’aide humanitaire en zone dangereuse. Il a affirmé que les forces russes tentaient de permettre de nouvelles livraisons en combattant les drones et les positions situées sur l’autre rive du Dniepr.

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Éléments de contexte

Olechky est sous occupation russe depuis le 24 février 2022, selon le document fourni. Celui-ci décrit une pénurie de nourriture, de soins médicaux et de possibilités d’évacuation. Il affirme que les forces d’occupation russes bloquent depuis mai l’acheminement de médicaments et de denrées, endommagent des infrastructures civiles et refusent des plans d’évacuation proposés par la partie ukrainienne. Des militaires ukrainiens auraient utilisé des drones pour livrer des produits alimentaires dans la ville.

La présence de forces ukrainiennes dans le nord est présentée comme liée à la défense de la frontière face à un risque d’offensive depuis la Russie ou la Biélorussie. En septembre 2026, l’Ukraine aurait instauré un régime frontalier spécial dans une bande d’un kilomètre le long de ces frontières, pendant toute la durée de la loi martiale.

Le document rappelle également que les forces russes ont occupé la centrale de Tchernobyl en février-mars 2022 jusqu’au 31 mars. Il affirme que l’Agence internationale de l’énergie atomique avait alors signalé des perturbations du fonctionnement normal du site, ainsi que des difficultés logistiques et de personnel. Le 14 février 2025, un drone russe aurait touché la structure de confinement recouvrant le quatrième réacteur détruit, provoquant des dégâts et un incendie.

Enfin, le document estime que l’accusation visant une tentative ukrainienne d’impliquer la Pologne n’est accompagnée d’aucune preuve étayée. Il rappelle que la Pologne soutient l’Ukraine sans que cette aide implique la participation de soldats polonais aux combats contre la Russie. Il invoque aussi l’article 55 de la quatrième Convention de Genève, qui attribue à la puissance occupante la responsabilité de l’approvisionnement de la population civile en nourriture, médicaments et soins.

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