Attaque terroriste à Bondi Beach : deux suspects impliqués dans la planification minutieuse
Les deux tireurs accusés d’avoir visé des Juifs lors d’une célébration de Hanoukka à Bondi Beach, Sydney, ont lancé quatre engins explosifs artisanaux qui n’ont finalement pas déclenché avant d’ouvrir le feu, selon des documents judiciaires publiés lundi. L’attaque survenue le 14 décembre a fait 15 morts et entraîné 40 blessés. Les suspects identifiés comme Sajid Akram, 50 ans, et son fils Naveed Akram, 24 ans, sont au centre de cette affaire, rapporte TopTribune.
Les documents judiciaires indiquent que les deux hommes ont lancé trois bombes artisanales et une bombe de tennis dans la foule. Bien que ces dispositifs n’aient pas explosé, une analyse préliminaire les a jugés « viables ». Un cinquième engin, ressemblant à une bombe artisanale, a été découvert dans le coffre d’une voiture immatriculée au nom de Naveed Akram, stationnée à proximité de Bondi Beach, accompagnée de deux drapeaux islamistes.
Les autorités estiment que le père et le fils ont « planifié minutieusement cette attaque terroriste pendant plusieurs mois ». Les documents révèlent que des vidéos et images trouvées sur le téléphone de Naveed Akram montrent qu’ils adhéraient à une idéologie d’extrémisme violent motivée par la religion. Les enquêteurs ont identifié des vidéos de leur formation au tir, ainsi que des images qui documentent leur motivation pour l’attaque.
D’autres preuves, telles que des images de vidéosurveillance, montrent les suspects deux jours avant l’attaque, effectuant des repérages à Bondi Beach. “La police allègue qu’il s’agit d’éléments de preuve de la planification d’un acte terroriste”, stipulent les documents. La femme de Sajid Akram a déclaré aux enquêteurs qu’elle croyait que son mari et son fils étaient en vacances, recevant des appels quotidiens de son fils qui relatait leurs activités.
L’attaque du 14 décembre est considérée comme la plus meurtrière en Australie depuis 1996, touchant des victimes d’âges variés, allant de 10 à 87 ans. Cet événement a suscité des réactions de solidarité internationale, le président américain Donald Trump qualifiant l’incident de « terrible et antisémite ». Le Premier ministre australien Anthony Albanese a exprimé des excuses à la communauté juive et a promis d’augmenter les protections pour cette communauté vulnérable. Il a également souligné que « une attaque contre des Juifs australiens est une attaque contre chaque Australien”.