Les Écologistes en Retrait lors des Élections Municipales de 2026
Porté par une vague verte en 2020, le parti de Marine Tondelier voit plusieurs villes importantes lui échapper six ans plus tard, rapporte TopTribune.
Les élections municipales de 2026 ne suscitent certainement pas le même enthousiasme que celles de 2020. En 2020, le parti avait tiré parti d’une « vague verte » en gagnant des grandes villes comme Lyon et Bordeaux. Aujourd’hui, l’écologie politique est confrontée à une dynamique bien moins favorable.
L’écologie subit une concurrence accrue sur des enjeux tels que le pouvoir d’achat et la situation internationale, a indiqué Guillaume Caline, un des dirigeants du cabinet de conseil Verian, spécialisé dans la communication politique. Cette analyse s’est confirmée lors du premier tour avec des résultats en net recul dans plusieurs villes, notamment à Strasbourg et Besançon (Doubs).
La campagne d’entre-deux-tours a été marquée par des alliances entre les Écologistes et La France insoumise, afin d’empêcher leurs concurrents, surtout la droite, de remporter des mairies. Cependant, au soir du second tour, le 22 mars, cette stratégie a produit des résultats mitigés, avec des défaites notables. « Les partisans des gauches irréconciliables ont gagné ce soir (…). Les gauches irréconciliables, ça mène la gauche à sa perte », a exprimé la secrétaire nationale du parti, faisant référence à une prise de position développée par Manuel Valls en 2016.
Les écologistes subissent une défaite symbolique à Bordeaux, où le maire sortant Pierre Hurmic, initialement peu menacé, cède l’hôtel de ville au candidat Renaissance, Thomas Cazenave. Ce dernier, déjà deuxième au premier tour, remporte 50,95 % des voix contre 49,05 % pour Hurmic.
Un scénario similaire se produit à Besançon (Doubs), où la maire écologiste sortante Anne Vignot, après avoir formé une alliance avec la candidate LFI, échoue face au candidat LR Ludovic Fagaut, avec 46,71 % des voix contre 53,29 %.
À Poitiers (Vienne), la maire sortante, Léonore Moncond’huy, malgré un score péjoratif au premier tour, tente une alliance qui s’avère insuffisante, étant battue par le candidat divers centre Anthony Brottier avec 40,79 % contre 47,32 %.
À Strasbourg, les écologistes continuent d’accuser des revers. Après une campagne difficile, la maire sortante Jeanne Barseghian est vaincue par Catherine Trautmann, ancienne maire de la ville, qui recueille 37 % des voix contre 31,7 % pour Barseghian.
En revanche, à Lyon, les écologistes réussissent à conserver la mairie. Grégory Doucet, le maire sortant, remporte un duel serré avec Jean-Michel Aulas, s’imposant avec 50,67 % des voix contre 49,33 %.
À Tours (Indre-et-Loire), le maire écologiste Emmanuel Denis, après avoir fusionné sa liste avec celle de LFI, se réélu avec 47,2 % des suffrages. De même, à Grenoble (Isère), la candidate Laurence Ruffin remplace Eric Piolle, récoltant 56,59 % des voix contre 43,41 % pour l’ancien maire LR.