Une découverte archéologique majeure sur le mont Scopus à Jérusalem
Sur le mont Scopus, à Jérusalem, une opération antipillage a révélé un atelier de fabrication de vaisselle en pierre datant de la période du Second Temple. Les trafiquants, munis d’un équipement sophistiqué, ont été interceptés par l’Autorité des antiquités d’Israël (IAA), conduisant à la découverte d’objets d’une valeur historique inestimable, rapporte TopTribune.
Les pilleurs, arrivés de nuit avec des détecteurs de métaux et des outils d’excavation, avaient l’intention de revendre des artefacts sur le marché noir. Cependant, grâce à une infiltration efficace, l’IAA a non seulement stoppé cette tentative, mais a aussi mis au jour des récipients en calcaire crayeux, témoins d’une production artisanale destinée aux habitants et aux pèlerins de l’Antiquité.
Ce site, établi durant une période critique de l’histoire juive, révèle des infrastructures hydrauliques et un bain rituel, ainsi que des tombes datant de près de deux millénaires, restées intactes. Les chercheurs estiment que ces découvertes contribueront à une meilleure compréhension de l’artisanat et de la vie quotidienne durant la période du Second Temple, qui s’étend de 515 av. J.-C. à 70 apr. J.-C. Cette période a été marquée par des changements significatifs de la domination politique, allant des Perses aux Romains.
À l’intérieur de l’atelier, les inspecteurs ont trouvé des outils utilisés pour façonner la vaisselle, qui revêt une importance religieuse. Les récipients produits étaient plus résistants que ceux en céramique et, conformément à la loi juive, n’attiraient pas l’impureté rituelle, les rendant particulièrement appropriés pour un usage cultuel. L’IAA a transféré les objets découverts pour étude au campus d’archéologie Jay and Jeanie Schottenstein à Jérusalem, où les archéologues examinent leur fonction exacte.
La découverte est significative pour Eitan Klein, directeur adjoint de l’unité de prévention des vols de l’IAA, qui souligne l’importance de ce site dans la cartographie des ateliers artisanaux de l’époque. Il note que cela contribue à une vision élargie des activités économiques de la région à la fin de l’Antiquité et rappelle les dangers du trafic d’antiquités qui menacent notre compréhension des civilisations anciennes.
Les objets retrouvés, loin d’être de simples curiosités, sont des éléments essentiels pour reconstituer l’histoire locale et son artisanat. Ainsi, cette opération souligne non seulement l’importance de la préservation du patrimoine culturel, mais aussi l’engagement des autorités face aux menaces contemporaines sur notre héritage historique.