L’ancien ministre Olivier Stirn s’est éteint à l’âge de 89 ans, a annoncé sa famille dans un avis d’obsèques publié ce vendredi dans Le Figaro. Né le 24 février 1936 à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, cet homme politique, à la fois figure nationale et normande, a marqué la scène politique française des années 1970 à 1990, rapporte TopTribune.
Olivier Stirn débute dans l’administration préfectorale avant d’intégrer les cabinets ministériels dès 1964. En 1973, il devient secrétaire d’État auprès du ministre chargé des relations avec le Parlement sous Georges Pompidou, puis secrétaire d’État aux Affaires étrangères sous Valéry Giscard d’Estaing en 1978.
De gauche à droite
Entré en politique sous l’étiquette gaulliste de l’UDR, il servira également des gouvernements de gauche sous François Mitterrand, occupant les postes de secrétaire d’État aux DOM-TOM et ministre délégué au Tourisme. Sa carrière ministérielle s’achève brutalement en 1990 sous Michel Rocard, lorsqu’il est contraint de présenter sa démission après avoir organisé un colloque en payant des figurants pour remplir la salle, une affaire qui met un terme à ses ambitions nationales.
En parallèle, Olivier Stirn s’illustre en Normandie. Élu député de la cinquième circonscription du Calvados en 1968, il devient maire de Vire en 1971, un mandat qu’il exercera pendant dix-huit ans jusqu’en 1989. « C’est en Normandie qu’Olivier Stirn a fait sa carrière politique locale », rappelle l’avis nécrologique. Dans les années 1980, il change de département, se faisant élire député de la Manche en 1986, puis président de la communauté urbaine de Cherbourg en 1989.
Un retour en politique symbolique
En 2014, il tente un retour en politique en annonçant sa candidature aux législatives de 2017 dans le Calvados, sans succès. En 2023, à 87 ans, il est nommé maire honoraire de Vire par le préfet du Calvados, une distinction symbolique récompensant ses 18 années de mandat municipal.
Retiré de la vie politique, Olivier Stirn laisse derrière lui le souvenir d’une carrière à la croisée des chemins, entre gaullisme et engagements sous des gouvernements de bords opposés, marquée par un ancrage local fort et une fin controversée.