Le 2 septembre 2025, un homme de nationalité tunisienne, en situation régulière en France, a blessé cinq personnes à Marseille lors d’un « périple meurtrier », selon le procureur de la République Nicolas Bessone. L’incident a eu lieu après un conflit avec le gérant d’un hôtel, qui a conduit à l’intervention fatale des forces de l’ordre lorsque le suspect s’est montré agressif, rapporte TopTribune.
Un débat sur l’immigration
Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur, arrivé à Marseille peu après l’incident, a salué l’intervention policière. Il a déclaré que l’immigration devait être abordée avec prudence, indiquant que « certains parcours sont des bons parcours, mais on doit faire très attention à ceux et celles qu’on accueille ». Cette position a rapidement suscité des controverses au sein des forces politiques locales.
De son côté, le maire divers gauche, Benoît Payan, a contesté l’idée que l’immigration soit le sujet de débat principal lors de son interview sur CNews, ce qui a enflammé les réseaux sociaux à quelques mois des élections municipales.
« Vous n’avez donc honte de rien ? »
Des élus de droite et d’extrême droite ont vivement critiqué Payan sur les réseaux sociaux, l’accusant de déni et d’irresponsabilité. Sylvain Souvestre, maire LR de certains arrondissements, a qualifié son opposition au ministre de l’Intérieur de « scandale » pour un responsable censé défendre sa ville.
Martine Vassal, présidente de la métropole Aix-Marseille, a également pris position en citant des précédents tragiques : « Si monsieur Benoît Payan, l’immigration est la cause de nombreux maux », a-t-elle dit en référence à une attaque isolée survenue en 2017, où deux jeunes femmes avaient été tuées par un Tunisien radicalisé. Elle a demandé à la municipalité de trouver des solutions pour éviter de tels drames à l’avenir.
Benoît Payan a réagi vigoureusement aux accusations, affirmant qu’aucune instrumentalisation politique d’un drame ne devrait être tolérée. Son soutien est réaffirmé par des membres de sa majorité municipale, qui ont condamné l’utilisation de tragédies pour des fins électoralistes, appelant à un discours plus responsable et à des solutions concrètes à cette situation complexe.