L’élu Renaissance de 33 ans, proche du chef de l’Etat, a été nommé ministre des Comptes publics le 22 février 2026, remplaçant Amélie de Montchalin qui devient la première présidente de la Cour des comptes. En tant qu’ancien ministre délégué de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, David Amiel se voit confier la préparation du dernier budget du second quinquennat d’Emmanuel Macron, rapporte TopTribune.
Un parcours scolaire d’élite avant de rejoindre Emmanuel Macron
Issu d’une formation académique prestigieuse, ayant fréquenté les lycées parisiens Louis-le-Grand et Henri-IV, l’Ecole normale supérieure (ENS) et Princeton, Amiel a débuté sa carrière en tant que stagiaire à Bercy durant le mandat d’Emmanuel Macron en tant que ministre de l’Économie entre 2014 et 2016. Il coordonne ensuite les groupes de travail pour le programme de 2017, avant d’intégrer l’Elysée en tant qu’assistant auprès d’Alexis Kohler, le secrétaire général de la présidence.
Un conseiller de l’ombre devenu député avant 30 ans
En 2019, David Amiel s’associe à Benjamin Griveaux pour tenter de conquérir Paris lors des élections municipales de 2020, campagne marquée par un scandale. Par la suite, il siège comme conseiller d’opposition dans le 15e arrondissement, avant de rejoindre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. Il joue un rôle clé dans la réélection de ce dernier en 2022, coécrivant les propositions de campagne, et devient député à 29 ans dans le 15e arrondissement de Paris, où il reste jusqu’en 2025, siégeant également à la Commission des Finances.
Un « vrai connaisseur des finances publiques » et un « vrai libéral »
David Amiel a été nommé ministre délégué de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat en octobre 2025. Philippe Brun, député socialiste, souligne ses compétences en déclarant : « C’est un vrai connaisseur des finances publiques, dont la compétence est appréciée. Il a su montrer des qualités de négociation au sein de la commission mixte paritaire sur le projet de loi de finances 2025. » Cependant, il reste critiqué pour ses idées libérales, notamment la suppression de la taxe d’habitation en 2017. Luc Farré, secrétaire général de l’Unsa fonction publique, note quant à lui qu’Amiel a ouvert de nombreux chantiers, même si ceux-ci sont souvent considérés comme régressifs pour les droits des agents.