Crise démographique : l'État envoie une lettre à tous les Français de 29 ans pour les sensibiliser aux enjeux.

Crise démographique : l’État envoie une lettre à tous les Français de 29 ans pour les sensibiliser aux enjeux.

08.02.2026 10:06
2 min de lecture

Pour répondre à une problématique démographique urgente, le gouvernement français a lancé une initiative significative : une lettre sera adressée à tous les Français de 29 ans. Ce projet vise à stimuler la natalité tout en diminuant la mortalité périnatale, rapporte TopTribune. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus globale orchestrée par le ministère de la Santé, car les enjeux liés à la démographie deviennent de plus en plus critiques pour l’avenir du pays.

Pourquoi ce plan maintenant

Cette initiative fait suite à l’appel d’Emmanuel Macron en faveur d’un « réarmement démographique », lancé au début de 2024. Sous l’égide de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, l’objectif est de favoriser l’information plutôt que d’imposer des directives. « Le rôle du politique n’est pas d’être prescriptif mais d’ouvrir les possibles », a précisé le cabinet de la ministre. Les statistiques révèlent que 1 couple sur 8 rencontre des problèmes d’infertilité, causés par des facteurs médicaux, environnementaux, comportementaux et sociétaux. De plus, la France enregistre un taux de mortalité maternelle et infantile qui suscite des inquiétudes, étant plus élevé que celui de nombreux pays européens, avec une légère hausse de la mortalité infantile néonatale depuis 2011.

Ce que contient le plan

Ce programme repose sur 16 mesures qui seront présentées lors du premier comité de pilotage dirigé par le Pr Samir Hamamah et Salomé Berlioux. Parmi les décisions clés : l’envoi d’une lettre aux jeunes de 29 ans avant l’été prochain. À cet âge, l’autoconservation des gamètes est possible sans justification médicale (telle que la congélation d’ovocytes ou de spermatozoïdes), rendant ainsi pertinente l’information incluse dans la lettre, ainsi que des précisions sur la contraception, la santé sexuelle et l’aide médicale à la procréation (AMP).

Faciliter l’autoconservation et soutenir la recherche

Actuellement, 40 centres offrent des services d’autoconservation des gamètes ; l’ambition du gouvernement est d’augmenter ce nombre à 70 d’ici 2028. Toutefois, les temps d’attente demeurent longs, ce qui incite à envisager une implication du secteur privé tout en maintenant la gratuité du don. L’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) a été désignée pour accroître l’activité des centres et réduire ces délais. Par ailleurs, le plan se concentre sur des maladies telles que l’endométriose et le syndrome des ovaires polykystiques afin d’améliorer la prise en charge. Ce soutien financier est vital pour encourager la natalité.

Penser la santé périnatale dans son ensemble

Le dispositif englobe également la santé périnatale et maternelle : un registre des naissances devrait être opérationnel d’ici 2027, et les analyses de morbimortalité seront mises en place dès le second semestre de 2026. Ces mesures visent à mieux cerner et améliorer les résultats préoccupants de la France en la matière. Le suivi de cette initiative sera assuré par des experts renommés : le Pr Loïc Sentilhes, la Pr Elsa Kermorvant et Éliette Bruneau.

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