Condamnation de Marine Le Pen : Emmanuel Macron "rappelle" que la justice est "indépendante" et que les "magistrats doivent être protégés"
Condamnation de Marine Le Pen : Emmanuel Macron "rappelle" que la justice est "indépendante" et que les "magistrats doivent être protégés"

Condamnation de Marine Le Pen : Emmanuel Macron « rappelle » que la justice est « indépendante » et que les « magistrats doivent être protégés »

02.04.2025
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La porte-parole du gouvernement a relayé les propos du président de la République, qui s’est exprimé en Conseil des ministres mercredi. Emmanuel Macron a également souligné que « tous les justiciables ont droit à un recours ».

Un « rappel » d’Emmanuel Macron. Deux jours après la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics, à quatre ans de prison dont deux ferme ainsi que cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat, le président de la République a déclaré, en réaction, lors du Conseil des ministres, mercredi 2 avril, que la justice est « indépendante », que les « magistrats doivent être protégés » et que « tous les justiciables ont droit à un recours ». Mardi soir, la justice a fait savoir qu’un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la cheffe de file des députés du parti d’extrême droite.

C’est la première réaction officielle du chef de l’Etat. « Il a évidemment pris la parole » à ce sujet, a répondu la porte-parole du gouvernement Sophie Primas, interrogée sur la condamnation de Marine Le Pen. « Il a entamé sa prise de parole sur ce sujet, non pas sur le jugement qui a été rendu, mais il a rappelé trois choses », a-t-elle précisé avant de développer. « La première chose qui est que, évidemment, la justice est indépendante et qu’elle prend ses décisions en toute indépendance et qu’il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie. » La « seconde chose » concerne les menaces faites aux magistrats. « Et la troisième chose pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le droit est le même pour tout le monde », a relaté la porte-parole du gouvernement.

De son côté, le Premier ministre François Bayrou s’était d’abord dit « troublé » lundi, après la condamnation de Marine Le Pen, selon son entourage. Puis mardi, à l’Assemblée, lors des questions au gouvernement, il a apporté son soutien lui aussi, aux magistrats menacés, alors que la présidente du tribunal qui a rendu la décision est placée sous protection. Le Premier ministre a estimé que « les magistrats doivent être protégés dans l’exercice de leurs missions » et qu' »il est légitime de leur apporter unanimement notre soutien inconditionnel ».

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